Strasbourg: Un café zéro déchet ouvrira bientôt et pour cela, ses créatrices comptent sur vos idées

ENVIRONNEMENT Avec des produits bios et locaux et des contenants réutilisables uniquement, un café zéro déchet va bientôt voir le jour à Strasbourg, peut-être dès la rentrée 2018. Ses créatrices ont besoin de vos idées...

Bruno Poussard

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Les deux créatrices du futur café zéro déchet à Strasbourg réfléchissent avec leurs futurs clients à leurs idées.
Les deux créatrices du futur café zéro déchet à Strasbourg réfléchissent avec leurs futurs clients à leurs idées. — Illustration / Engin_Aykurt / Pixabay.
  • Avec des produits bios et locaux et des contenants réutilisables uniquement, un café zéro déchet va bientôt voir le jour à Strasbourg.
  • D'ici l'ouverture espérée pour la rentrée 2018, ses deux créatrices, titulaires d'un master en éco-conseil, compte sur vos idées.

L’heure en est encore aux visites de locaux. Mais un café zéro déchet va bientôt voir le jour à Strasbourg. Et peut-être même dès la rentrée 2018. À la carte, des cafés, des jus, des tartines, des muffins ou des scones… Avec des produits locaux et bios ainsi que des contenants réutilisables, selon le concept de ses deux créatrices.

« On aime les cafés, comment ils sont montés, ce qu’on y trouve », explique d’abord Léna Dyndas, l’une des deux femmes qui n’ont pas hésité à aller jusqu’aux Etats-Unis afin d’effectuer un petit état des lieux et piocher de bonnes idées avant de lancer enfin la phase active de leur future ouverture de commerce au début de l’année.

« On avait envie d’instaurer une démarche globale et travailler les fluides, les énergies, les déchets, les déplacements. Et ce en privilégiant les circuits courts et en limitant au maximum les déchets, en les réutilisant ou en les valorisant. »

Des partenariats et une dynamique à construire

À la volonté d’apporter une réflexion sur l’ensemble de la filière, Cindy Hurth et Léna Dyndas, 28 et 36 ans, veulent construire nombre de partenariats autour de leur futur café. Depuis le début, elles se laissent du temps pour tout penser. « Comme la démarche n’est pas commune, il faut fouiller, oser », insiste la seconde, ouverte aux idées.

Tout reste à finaliser. Après des mois de réflexion, les deux fondatrices, issues de cursus juridique et commercial, en reconversion professionnelle et titulaires d’un master en éco-conseil, ont décidé de solliciter les Strasbourgeois pour peaufiner leur projet. Pas question d’aller plus loin et d’acter une bonne partie des décisions sans avis.

Un questionnaire en ligne avant des ateliers

Après un questionnaire en ligne largement relayé et rempli par 500 personnes, les deux créatrices, tiendront ce samedi au Shadok un atelier18 personnes sont inscrites afin de prendre part aux choix sur l’ambiance, les animations ou le développement durable. « Impliquer les gens, c’est s’ouvrir l’esprit et s’assurer que notre offre plaise », précise Léna Dyndas.

Déjà, elles ont reçu des propositions d’aide d’un graphiste ou d’un musicien. Un moyen, comme les ateliers, d’aller plus loin ensemble, afin de créer une dynamique. Comme avec leurs futurs fournisseurs et producteurs, avec qui des contacts ont été pris. Dans le développement durable jusqu’au bout, leur entreprise pourrait choisir pour statuts ceux de l’économie sociale et solidaire.