Projet Cigeo à Bure: Après les échauffourées, trois mois de prison avec sursis pour un opposant

DECHETS NUCLEAIRES Après les petites échauffourées qui ont fait cinq blessés légers ce dimanche à Bure, un opposant au projet d’enfouissement des déchets nucléaires a été jugé lundi en comparution immédiate…

B.P. avec AFP

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Les échauffourées ont eu lieu ce week-end aux abords du bois Lejuc occupé par les militants antinucléaires jusqu'à fin-février 2018.
Les échauffourées ont eu lieu ce week-end aux abords du bois Lejuc occupé par les militants antinucléaires jusqu'à fin-février 2018. —

De petites échauffourées ont éclaté à Bure ce week-end, lors du premier rassemblement depuis l'évacuation de la ZAD, fin février. Dans un affrontement dimanche, un gendarme et quatre opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires ont été légèrement blessés. Et plusieurs militants ont été interpellés dans la Meuse.

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Jugé en comparution immédiate à Bar-le-Duc ce lundi, un homme de 22 ans a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour « un coup sur le casque d’un gendarme lors d’un corps à corps » à Bure, selon le procureur cité par l’AFP. La peine a été assortie d’une mise à l’épreuve pendant un an et d’une interdiction de se rendre en Meuse.

En parallèle, les sept autres personnes interpellées dimanche ont vu lundi après-midi leur garde à vue prolongée pour « participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser », d’après le parquet. Un autre homme placé en garde à vue samedi après la manifestation interdite par un arrêté préfectoral sera aussi convoqué par la justice.