Toulouse: Les Alchimistes collectent des biodéchets à vélo pour en faire du compost

ENVIRONNEMENT Une association va collecter à vélo des déchets organiques avant de les transformer en compost…

Beatrice Colin

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Du compost réalisé par l'association Les Alchimistes.
Du compost réalisé par l'association Les Alchimistes. — Les Alchimistes
  • La matière organique représente plus d’un tiers du poids de nos poubelles.
  • En 2025, la réglementation obligera à une collecte séparée et une valorisation de ces biodéchets.
  • Les biodéchets collectés par les Alchimistes seront ensuite transformés dans un composteur électromécanique installé à Bellefontaine, puis le compost sera revendu.

Les épluchures de carottes et restes d’assiettes garnissent les poubelles des Toulousains et représentent plus d’un tiers de leur poids. Aujourd’hui, personne n’a l’obligation de recycler ces biodéchets ménagers qui partent en fumée dans les incinérateurs du Mirail ou de Bessières.

Mais en 2025, la mairie de Toulouse, comme l’ensemble des collectivités, aura l’obligation de les trier et valoriser. Ce qui est déjà le cas des restaurants scolaires et autres gros producteurs.

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De la poubelle au compost

Pour y parvenir, des entreprises mais aussi certaines associations foisonnent d’idées. C’est le cas de celle des Alchimistes qui s’est installée il y a quelques semaines dans le quartier de Bellefontaine. A Paris, ses employés collectent déjà à vélo les biodéchets de certains magasins Biocoop ou ceux de la fondation Cartier avant de les transformer en compost, revendus ensuite aux habitants.

« Nous sommes partis du principe qu’il fallait arrêter de brûler ces biodéchets, mais aussi diviser par 20 le nombre de kilomètres que cette matière organique parcoure parfois pour atterrir dans des compostières à 50 ou 80 km de là où elle est produite », avance Mathieu Therial, chargé de mission à l’association.

En septembre, le composteur électromécanique des Alchimistes arrivera à Bellefontaine. Il pourra malaxer jusqu’à 400 kg de biodéchets par jour, collectés à vélo auprès de supermarchés, d’établissements scolaires ou encore de restaurants, prêts à payer pour être dans les clous de la législation.

Parallèlement, l’association réfléchit à la mise en place d’une collecte volontaire et gratuite des matières organiques des habitants. Un moyen de plus pour mettre une touche de vert en ville.