VIDEO. Rennes charge ses habitants de surveiller la qualité de l’air

ENVIRONNEMENT Des capteurs enregistrent des données pour sensibiliser à la pollution…

Camille Allain

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Des capteurs d'air ont été distribués à plusieurs habitants de Rennes pour mesurer la pollution de l'air.
Des capteurs d'air ont été distribués à plusieurs habitants de Rennes pour mesurer la pollution de l'air. — C. Allain / 20 Minutes
  • Des capteurs d'air ont été distribués à des Rennais.
  • La ville espère sensibiliser la population à la pollution de l'air.
  • Pour cette première, la qualité de l'air s'est révélée correcte à Rennes. Une deuxième session débutera en novembre.

Certains les accrochent à leur fenêtre, d’autres les emmènent sur leur vélo. Depuis un an, une poignée de Rennais a hérité de capteurs d’air. Fournis par la Maison de la consommation et de l’environnement (MCE), ces petits appareils enregistrent la pollution aux particules fines, mais aussi le bruit et la température. « Le but, ce n’est pas de collecter des données pour faire une carte de la pollution à Rennes. On souhaite plutôt sensibiliser la population à ce problème de santé publique, on veut interpeller pour faire changer les comportements », explique Jacques Le Letty, chargé de mission santé environnement à la MCE.

L’hiver dernier, 16 habitants du Blosne et de Villejean ont été équipés de capteurs d’air, qu’ils ont trimballé pendant plusieurs mois. « Globalement, le bilan de la qualité de l’air est plutôt correct », poursuit Jacques Le Letty. Au fil des mois et des rencontres, chacun a pris ses habitudes. « Quand j’étais à la maison, je le mettais sur le balcon et je l’emmenais à chaque fois que je sortais », témoigne Camille, qui réside à Beauregard.

L'endroit le plus pollué ? «C'était dans le métro»

Pendant un an, la jeune femme a pu faire ses mesures, avec parfois de curieuses découvertes. « On voit que la pollution n’est pas la même partout. Ce qui m’a le plus surprise, c’était de voir que l’endroit le plus pollué, c’était dans le métro », poursuit Camille.

Comme elle, certains volontaires étaient déjà sensibilisés à la pollution de l’air. Mais pour d’autres, c’était une découverte. « Beaucoup pensaient que seule Rennes était concernée par la pollution. Mais quand on voit des masses d’air arriver de l’étranger, la campagne autour d’ici subit le même traitement », fait remarquer Jacques Le Letty. A terme, la MCE aimerait enregistrer que ses capteurs enregistrent d’autres données, comme le dioxyde d’azote.

Une deuxième campagne lancée

Alors que l’automne s’est installé, la MCE a relancé une deuxième campagne pour recruter ses « ambassad’airs ». Aux quartiers du Blosne et de Villejean s’ajoute celui de Bréquigny. « Nous avions prévu de généraliser à toute la ville mais nous préférons attendre un peu », admet le chargé de mission. Les maisons de quartiers, écoles et associations peuvent également participer. Tous ont jusqu’au 5 novembre pour se faire connaître.