Australie: La Grande barrière de corail vaudrait 37 milliards d'euros

ENVIRONNEMENT La Fondation de la Grande barrière de corail veut susciter une prise de conscience sur l'importance de ce patrimoine unique aujourd'hui menacé...

20 Minutes avec agences

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La Grande barrière de corail est menacée par le réchauffement climatique.
La Grande barrière de corail est menacée par le réchauffement climatique. — GREAT BARRIER REEF, AUSTRALIE

La Grande barrière de corail, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, vaut 56 milliards de dollars australiens (soit 37 milliards d’euros), selon une étude du cabinet Deloitte publiée ce lundi. La plus grande structure créée par des organismes vivants au monde est pourtant aujourd’hui menacée par le changement climatique, les ruissellements agricoles et l’expansion économique.

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La Fondation de la Grande barrière de corail a demandé au cabinet Deloitte Access Economics d’estimer la « valeur » économique et sociale de ce patrimoine unique pour susciter une prise de conscience mondiale. 1.500 personnes originaires de 10 pays ont été interrogées sur ce qui faisait selon eux la valeur de la Grande barrière, par rapport au tourisme, à son importance pour la biodiversité mondiale et pour l’image de l’Australie.

64.000 emplois et un atout touristique majeur

Le cabinet a ainsi estimé à 19 milliards d’euros la valeur touristique du récif, sur lequel reposent 64.000 emplois. Le rapport poursuit en chiffrant à 16 milliards d’euros la valeur « indirecte » de ce récif de 2.300 kilomètres de long, c’est-à-dire sa valeur auprès de ceux qui ne sont jamais venus le voir mais savent qu’il existe.

La Grande barrière représenterait ainsi l’atout touristique le plus important de l’Australie à l’international, selon Steve Sargent, directeur de la Fondation de la Grande barrière.

« Un trésor mondial trop important pour disparaître »

« La valeur estimée de la Grande barrière représente l’équivalent de douze Opéras de Sydney, explique Steve Sargent. Ce rapport montre que la Grande barrière de corail est trop importante pour disparaître. » Pour John O’Mahony, directeur de Deloitte Access, il est évident que la Grande barrière « est irremplaçable et n’a pas de prix ».

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Le récif corallien est grandement menacé par une surabondance des acanthasters, étoiles de mer aussi surnommées « couronnes d’épines » qui se nourrissent exclusivement de coraux, et par le changement climatique responsable du  blanchissement des coraux.