Îles Salomon, Nouvelle-Calédonie, Fidji.... L'océan mélanésien «vaudrait» 5,48 milliards de dollars, selon WWF

ECONOMIE D'après les calculs du Fonds mondial pour la nature, l'océan mélanésien rapporte aux pays de cette vaste zone du Pacifique Est plus de 5,4 milliards de dollars par an...

20 Minutes avec agences

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Photo prise le 13 juin 2006 de la barrière de corail de Nouvelle-Calédonie, l'une des plus vastes au monde
Photo prise le 13 juin 2006 de la barrière de corail de Nouvelle-Calédonie, l'une des plus vastes au monde — Marc Le Chelard AFP

Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), les océans de Mélanésie (rassemblant la Papouasie-Nouvelle Guinée, les Îles Salomon, la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu et les Fidji) « valent » 5,48 milliards de dollars.

Dans son rapport publié ce mardi, le WWF propose une déclinaison locale de son étude globale publiée en avril 2015 et dans laquelle elle chiffrait à 24.000 milliards de dollars la « valeur économique » des océans de la planète.

Ecosystèmes océaniques, ressources marines, tourisme et absorption du carbone

Ce rapport chiffre la « valeur » des océans en additionnant l’estimation de celles des écosystèmes océaniques, des ressources marines, du tourisme et de leur potentiel d’absorption du carbone (ce qui réduit les conséquences du changement climatique). Bilan : la richesse annuelle créée par les océans et les côtés de Mélanésie, calculée de la même manière qu’un PIB national, est estimé à 5,4 milliards de dollars.

« La question qui se pose est : Combien de temps cela durera-t-il ? », indique dans un communiqué l’Université du Queensland qui a participé à l’étude.

Des bénéfices mis en péril par la pression humaine

« Cependant, la pression humaine de plus en plus forte, et notamment la surpêche, les développements côtiers non planifiés, la pollution générée par l’agriculture et l’industrie minière et le changement climatique, dégradent rapidement d’importants actifs de ces eaux mélanésiennes, ce qui met en péril les bénéfices qu’elles génèrent », analyse, en effet, le WWF.

L’étude observe notamment que la pêche représente actuellement plus de 50 % de ce « produit marin brut » (PMB) annuel de Mélanésie. Or, compte tenu de la croissance actuelle de sa démographie, la Mélanésie devrait pêcher 60 % de poisson en plus pour nourrir sa population en 2030.

Développement durable et zones maritimes gérées localement

En conclusion, le WWF exhorte les dirigeants de cette vaste zone du Pacifique Est de 8,7 millions d’habitants à « aller vers un développement durable » grâce à « un leadership visionnaire ».

« Les pays de la région devront prendre des initiatives audacieuses et décisives », poursuit l’organisation, qui fait plusieurs suggestions d’ordre général pour y parvenir, notamment sur la création de « zones maritimes gérées localement ».

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