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contre exempleDes niveaux de pollution « alarmants » à Dubaï, hôte de la COP28

COP28 : Des niveaux de pollution atmosphérique « alarmants » aux Emirats arabes unis

contre exempleL’ONG Human Rights Watch accuse le pays hôte de la conférence de la COP28 d’étouffer les débats sur la qualité de l’air
La brume obscurcit la ligne d'horizon de Dubaï le 4 décembre 2023.
La brume obscurcit la ligne d'horizon de Dubaï le 4 décembre 2023.  - Giuseppe CACACE  / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Pays hôte de la COP28, les Emirats arabes unis ne sont pourtant pas un exemple concernant la qualité de l’air. Selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), Dubaï est le théâtre d’un air particulièrement pollué. Les émissions liées à la production d’hydrocarbures dans l’Etat du Golfe « contribuent à une pollution atmosphérique toxique qui a un impact dévastateur sur la santé humaine, alors même que le gouvernement émirati veut se positionner comme un leader mondial sur les questions de climat et de santé à la conférence de l’ONU » à Dubaï, dénonce l’organisation de défense des droits humains dans un rapport publié lundi.

Selon elle, les données collectées en septembre révèlent un niveau trois fois plus élevé de concentration de microparticules PM2,5 que les seuils quotidiens recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les autorités émiraties attribuent la mauvaise qualité de l’air aux tempêtes de poussières et de sables fréquentes dans la région, alors qu’une étude datant de 2022 montre que les émissions provenant notamment de l’industrie fossile contribuent « significativement » au phénomène, poursuit l’ONG.

Toujours plus d’énergies fossiles

Les Emirats arabes unis, septième producteur mondial de brut, prévoient d’investir 150 milliards de dollars d’ici 2027 pour accroître leur capacité de production de pétrole et de gaz. « Le musellement de la société civile par les autorités émiraties fait que personne ne peut exprimer publiquement ses préoccupations et encore moins critiquer l’incapacité du gouvernement à prévenir ces dangers », affirme le directeur de l’environnement de HRW, Richard Pearshouse, cité dans le communiqué.

Les Emirats arabes unis sont souvent pointés du doigt par les organisations de défense des droits humains pour les restrictions imposées à la liberté d’expression et la répression des opposants politiques. Le rapport de HRW se base sur des entretiens menés avec des scientifiques, des experts et des militants. L’ONG a également recueilli les témoignages d’une douzaine de travailleurs immigrés particulièrement exposés, qui affirment ne pas avoir été informés des risques associés à la présence de polluants.

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