Nucléaire: La Belgique n'exclut pas l'arrêt définitif de deux réacteurs

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Après la découverte de "potentielles fissures" dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique, l'agence nationale de contrôle n'exclut pas sa fermeture définitive anticipée, ainsi que celle d'un second réacteur dont la cuve a été construite par le même fabricant.
Après la découverte de "potentielles fissures" dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique, l'agence nationale de contrôle n'exclut pas sa fermeture définitive anticipée, ainsi que celle d'un second réacteur dont la cuve a été construite par le même fabricant. — Dirk Waem afp.com

L'Agence de contrôle nucléaire belge (AFCN) n'exclut pas la fermeture définitive de deux des sept réacteurs du pays pour des raisons de sécurité dans un document interne obtenu mercredi par l'AFP. Doel 3, l'un des sept réacteurs exploités en Belgique par Electrabel, filiale de GDF-Suez, avait été mis à l'arrêt en juin pour des contrôles de routine, qui ont fait apparaître de «potentielles fissures» dans sa cuve, avait indiqué l'AFCN dans un communiqué. «Une nouvelle méthode d'analyses de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale nucléaire de Doel 3.

Sortie progressive du nucléaire entre 2016 et 2025

Si les résultats de ces analyses ne sont pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures», précise l'AFCN. L'agence a indiqué qu'elle n'autorisera la reprise de Doel 3, situé à quelque 25 kilomètres d'Anvers (nord) que «si des arguments convaincants sont fournis» après des analyses complémentaires. «L'arrêt de Doel 3 sera maintenu (au moins) jusqu'au 31 août 2012», a ajouté l'AFCN.

Mais, révèle le directeur général de l'agence, Willy De Roovere, dans une note interne, la cuve en acier de Tihange 2, un autre réacteur d'Electrabel situé dans le sud du pays, près de Liège, «a été construite par la même société néerlandaise, Rotterdam Drydocks, que Doel 3». Dès lors, le patron de l'agence de contrôle n'exclut pas, «dans le plus extrême des cas», la perte des deux réacteurs pour la production d'électricité. Il juge aussi que «le calendrier de sortie du nucléaire (en Belgique) pourrait devoir être revu à la lumière» de ces informations. Enfin, Willy De Roovere ajoute que la société néerlandaise, «qui n'est plus en activité», a également fabriqué «21 cuves» de réacteurs au niveau mondial, sans préciser les pays concernés. La Belgique a décidé de sortir progressivement du nucléaire entre 2016 et 2025.