Gestion des déchets: Les éco-organismes pas assez transparents

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L'Autorité de la concurrence a réclamé vendredi plus de transparence dans l'action des éco-organismes, comme Cyclamed ou Eco-Emballages, qui gèrent les déchets pour le compte des industriels.
L'Autorité de la concurrence a réclamé vendredi plus de transparence dans l'action des éco-organismes, comme Cyclamed ou Eco-Emballages, qui gèrent les déchets pour le compte des industriels. — Mychele Daniau afp.com

L'Autorité de la concurrence a réclamé vendredi plus de transparence dans l'action des éco-organismes, comme Cyclamed ou Eco-Emballages, qui gèrent les déchets pour le compte des industriels. Dans de nombreuses filières, il n'existe qu'un seul de ces éco-organismes qui se retrouve en situation de «monopole de fait» lorsqu'il demande à des prestataires de collecter, trier et retraiter les déchets, et de reprendre les matériaux, ce qui peut aboutir à «d'éventuels dysfonctionnements», explique l'autorité dans un communiqué. «L'autorité recommande que les éco-organismes, lorsqu'ils passent des marchés avec les opérateurs de traitement des déchets, mettent en oeuvre des procédures transparentes et de mise en concurrence», ajoute-t-elle.

Elle considère également que les missions des éco-organismes, financés par les industriels, «sont incompatibles au sein d'une même structure avec une activité commerciale de collecte, de tri ou de traitement des déchets». Elle réclame enfin des pouvoirs publics que «tous les éco-organismes soient soumis au principe de l'agrément et du contrôle de l'Etat».

Les éco-organismes, comme Eco-Emballages, Eco-systèmes (déchets d'équipements électriques et électroniques), Eco-Folio (pneumatiques), Cyclamed (médicaments), Corepile (piles et batteries) se sont multipliés depuis les années 1990, quand le législateur a décidé de transférer aux industriels qui fabriquent les produits la responsabilité de la gestion des déchets, plutôt qu'au consommateur de ce produit.