Santé et environnement: Pour les ONG, l'union fait la force

ENVIRONNEMENT Un collectif d'associations s'est créé pour peser dans les négociations avec le gouvernement...

Audrey Chauvet

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Paris dans un nuage de pollution, le 26 mars 2012.
Paris dans un nuage de pollution, le 26 mars 2012. — DUCLOS/SIPA

La conférence environnementale annoncée par François Hollande aura un nouveau participant: le Rassemblement pour la planète. Sous ce nom, une dizaine d’associations et ONG, qui n’avaient pas ou peu participé aux négociations du Grenelle de l’environnement, se sont unies pour faire porter leur voix: Ecologie sans frontières, Générations futures, le Réseau environnement santé, Robin des toits, Respire… se sont embarquées dans le rassemblement.

Leur point commun: la santé, et les méfaits que peut avoir sur elle la dégradation de notre environnement. «Notre but est de regrouper les meilleurs spécialistes pour faire face aux lobbies», explique Etienne Cendrier, de Robin des toits, une association qui lutte contre les ondes électromagnétiques. «Nous voulons faire émerger le thème de la santé environnemental, complète Nicolas Imbert, de Green cross. Malgré les récents scandales sanitaires, il n’est pas encore bien traité et nous allons apporter des éléments de plaidoyer structurés et approfondis.»

Mieux vaut des Français en bonne santé que mieux remboursés

André Cicolella, du Réseau environnement santé, insiste sur l’importance de traiter le sujet de la santé en même temps que celui de l’environnement: «La santé de l’homme et de l’écosystème sont intrinsèquement liés. Notre manifeste se base sur la transition écologique pour sortir de la crise économique, sociale et environnementale, car nous payons aujourd’hui au niveau sanitaire des choix économiques, comme le soutien au diesel.»

Assorti d’une proposition de loi en 25 points pour réformer la sécurité sanitaire, le manifeste du Rassemblement pour la planète est basé sur une philosophie de bon sens: mieux vaut des Français en bonne santé que des Français mieux remboursés. «L’espérance de vie en bonne santé diminue, les maladies chroniques augmentent, il faut un changement institutionnel pour répondre à cet enjeu sanitaire», estime André Cicolella, qui espère porter le sujet de la santé devant le gouvernement lors des prochaines conférences sociales et environnementales.