Centrale de Gravelines: Le «préjudice d'anxiété» d'un ancien employé rejeté par le tribunal

A.C.

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Angoisses et cauchemars sont le quotidien de Philippe Crivelli depuis qu’il a été exposé à des radiations dans la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) où il était employé, entre 1986 et 1987. Le tribunal des référés de Paris a rejeté ce lundi sa requête pour obtenir une expertise médicale sur le «préjudice d’anxiété» dont il s’estime victime, rapporte RTL.

Selon lui, Philippe Crivelli a reçu des doses importantes de radioactivité lorsqu’il travaillait comme calorifugeur à Gravelines. Il dit se sentir comme «un malade en sursis» et demandait une indemnisation, que le tribunal a refusée au motif qu’«aucun document médical» n’atteste «de l'existence de la dépression qu'il invoque». «Il ne justifie pas de ce qu'il présente des symptômes», a conclu la cour.

Son avocat portera l’affaire en appel, pour obtenir une expertise psychiatrique. Des cas similaires ont obtenu gain de cause, notamment pour des ouvriers exposés à l’amiante.