L'ADN des poissons utilisé pour éviter la pêche illégale

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Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications.
Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications. — Philippe Huguen afp.com

Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications. Une équipe internationale de scientifiques a développé des outils d'analyse ADN (SNP ou polymorphisme mononucléotidique), utilisables pour tracer l'origine du poisson tout au long de son parcours, «du filet de pêche à l'assiette».

Une fiabilité de 93% à 100%

Les chercheurs ont montré l'efficacité de leur méthode sur quatre espèces commerciales européennes, la morue de l'Atlantique, le hareng de l'Atlantique, la sole commune et le merlu européen, toutes menacées par la surpêche. Ils ont découvert que l'origine des poissons pouvait être attribuée correctement avec une fiabilité de 93% à 100%. Selon les chercheurs, cette méthode peut être développée ultérieurement pour les autres espèces de poisson.

La pêche illicite ou non déclarée, qui représente jusqu'à un quart des prises, joue un rôle important dans la surexploitation des stocks de poissons mondiaux. Des certificats de capture précisant l'espèce et la région d'origine sont désormais exigés pour les poissons et produits dérivés commercialisés au sein de l'UE. Mais il manque encore les moyens de contrôler de façon indépendante ces certificats. «Dans certaines circonstances, en particulier pour les poissons transformés ou cuits, il peut être très difficile d'identifier les espèces, et encore davantage leur origine», a souligné un des chercheurs, le Pr Gary Carvalho (Université de Bangor, Royaume-Uni), coordinateur du projet FishPopTrace.