Amendes requises pour un dégazage sauvage dans le Var

Reuters

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D'importantes amendes ont été requises ce mercredi à l'encontre d'un armateur et d'un commandant turcs dont le chimiquier est à l'origine d'une pollution aux huiles végétales au large de l'Ile du Levant, dans le Var. Devant le tribunal correctionnel de Marseille, le procureur Cédric Saunier a réclamé 200.000 euros d'amende pour la société turque Densa Tanker et 30.000 euros d'amende pour le commandant du chimiquier Buket qui naviguait sous pavillon panaméen.

Des dommages et intérêts à hauteur de 15.000 euros ont été réclamés pour quatre associations de défense de l'environnement qui se sont portées parties civiles dans ce dossier de dégazage sauvage. La décision a été mise en délibéré au 6 juin. Le 3 février 2008, un avion des douanes avait repéré une nappe de 15 kilomètres de long pour une centaine de mètres de large dans le sillage du navire.

Les expertises ont démontré qu'il s'agissait d'huile végétale rejetée par le navire qui faisait route entre Gênes (Italie) et Barcelone (Espagne), après avoir chargé de l'huile d'olive à Sfax (Tunisie). Les défenseurs de l'armateur ont indiqué que les rejets n'étaient pas volontaires mais dus à un exercice d'incendie et au nettoyage du pont.