Fuite de gaz en mer du Nord: Total examine toujours les options pour éteindre la torchère

ENVIRONNEMENT Le groupe pétrolier n'a pas encore de solution pour éteindre la torchère et stopper la fuite sur sa plateforme d'Elgin...

A.C. avec Reuters

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La plateforme d'Elgin, en mer du Nord, photographiée par Greenpeace le 29 mars 2012, trois jours après le début de la fuite de gaz.
La plateforme d'Elgin, en mer du Nord, photographiée par Greenpeace le 29 mars 2012, trois jours après le début de la fuite de gaz. — MARTIN LANGER/GREENPEACE INTERNATIONAL/SIPA

Alors que la fuite de gaz, survenue dimanche en mer du Nord, se poursuivait encore jeudi soir, Total passe en revue les différentes solutions qui permettraient d'éteindre la torchère sur sa plateforme d'Elgin qui émet des nuages de gaz présentant des risques d’explosion, a annoncé le ministère de l'Energie britannique.

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, le ministère précise que le groupe pétrolier français songe notamment à arroser la torchère soit par hélicoptère soit par bateau ou encore à procéder à une purge à l'azote afin de la priver d'oxygène. «Dans son dernier compte rendu aux inspecteurs du gouvernement, Total a confirmé que la torchère reste allumée mais que les observations suggèrent qu'elle paraît diminuer en taille.»

Le gaz vient d’un réservoir en profondeur non exploité

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, le groupe pétrolier français déclare que «la cause exacte de la fuite de gaz est toujours en cours d’analyse et les efforts continuent pour assurer le contrôle de la situation», sa priorité étant d’«évaluer les options permettant d’arrêter la fuite de gaz».

Le nuage de gaz serait «toujours stable» et s’éloigne de la plateforme d’Elgin, selon Total. «Le volume des condensats associés au gaz reste le même (près de 30 mètres cube) et représente l’équivalent d’un camion-citerne. La surface d’irisation n’a pas augmenté et les condensats s’évaporent naturellement», précise le groupe.

Les fuites d'hydrocarbures «semblent provenir d’une formation rocheuse située dans la partie supérieure du puits», à 4.000m de profondeur. «Par conséquent, le volume de ce gaz provenant de cette étroite formation, qui n’est pas un réservoir en production du champ d’Elgin, est difficile à évaluer», explique Total. Les habitants d’Aberdeen, ville écossaise située à 240 km de la plateforme, redoutent une explosion provoquée par la rencontre entre le gaz et la torchère, qui pourrait détruire la plateforme et avoir des conséquences désastreuses sur l’environnement.