Ile-de-France: Episode prolongé de pollution aux particules

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Les niveaux de particules fines sont particulièrement élevés dans l'air en Ile-de-France depuis lundi et le seuil d'alerte a été dépassé jeudi, a indiqué vendredi AirParif dans un communiqué.
Les niveaux de particules fines sont particulièrement élevés dans l'air en Ile-de-France depuis lundi et le seuil d'alerte a été dépassé jeudi, a indiqué vendredi AirParif dans un communiqué. — Stephane de Sakutin afp.com

Les niveaux de particules fines sont particulièrement élevés dans l'air en Ile-de-France depuis lundi et le seuil d'alerte a été dépassé jeudi, a indiqué ce vendredi AirParif dans un communiqué.

Selon l'organisme de surveillance de la qualité de l'air dans la région, la prévision de l'indice pour la journée de vendredi était de 9 (sur 10), soit une qualité «mauvaise». L'indice 1 est très bon, l'indice 10 est très mauvais. Les niveaux réels sont connus au lendemain du jour dit, puisqu'il s'agit d'une moyenne sur la journée, selon les indications fournies par Airparif à l'AFP. L'épisode de pollution pourrait se prolonger samedi, mais avec des niveaux en baisse, avec l'arrivée de perturbations et de la pluie en fin de journée.

Pas de mesure de confinement

La pollution de cette semaine est due à la météo marquée par des conditions anticycloniques stables et printanières. «Il y a des émissions de particules, et aussi, sous l'effet des rayons du soleil et des températures, la création de particules à partir de gaz qui réagissent entre eux», a-t-on précisé. Ces particules fines sont notamment émises par les véhicules, l'industrie, le chauffage, l'agriculture, mais aussi apportées par le vent d'autres régions voire d'autres pays européens.

Lors d'un épisode de pollution, il est recommandé aux patients souffrant d'une pathologie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques d'être «vigilants par rapport à toute aggravation de leur état». Aucune mesure de confinement n'est recommandée, rappelle Airparif.

L'association de surveillance rappelle que les seuils d'information et d'alerte ont été abaissés depuis l'an dernier, et qu'«on n'est pas dans une situation pire que les autres années». Le seuil d'information est passé de 80 à 50 microgrammes/m3 (sur avis de l'Organisation mondiale de la santé) et le seuil d'alerte de 125 à 80 microgrammes/m3 (sur avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France).