Le réchauffement du climat nous évitera une nouvelle ère glaciaire dans 1.500 ans

CLIMAT Des chercheurs britanniques pensent que sans le réchauffement dû à l'homme, la Terre aurait pu traverser une ère glaciaire...

Audrey Chauvet

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Etendues de terres glacées au nord de la Sibérie.
Etendues de terres glacées au nord de la Sibérie. — AP Photo/ Arthur Max/SIPA

Trop chaud ou trop froid, le climat est un sujet de préoccupation pour les scientifiques. Alors que la plupart des études dénoncent l’activité humaine comme un facteur de réchauffement qui mettrait en péril l’équilibre du climat planétaire, des chercheurs britanniques viennent de publier une étude démontrant que sans ce réchauffement, la Terre aurait pu connaître une nouvelle glaciation au cours du prochain millénaire.

L’âge de glace n’aura pas lieu

Selon ces scientifiques de l'Université de Cambridge, la Terre traverse depuis 11.600 ans une période interglaciaire marquée par une hausse des températures de 10°C en moyenne sur le globe par rapport à la période glaciaire précédente. En étudiant les facteurs qui permettent de basculer d’une période glaciaire à une période interglaciaire, les chercheurs en ont déduit que la prochaine glaciation devrait avoir lieu dans 1.500 ans environ.

Sauf qu’elle n’aura pas lieu à cause, ou grâce, aux émissions de gaz à effet de serre. «Aux niveaux actuels de CO2, et même si toutes les émissions stoppaient instantanément, nous connaîtrions probablement une longue période interglaciaire, dont la durée dépendra des mécanismes de long terme qui interviendront pour résorber ce CO2», précise le Dr Skinner du département des sciences de la Terre de Cambridge.

Ce n’est pas une raison pour continuer à polluer

Toutefois,  ces recherches n’avaient pas pour but de donner du grain à moudre aux climato-sceptiques, qui réfutent l’origine humaine du réchauffement climatique, ou le réchauffement lui-même. Le Dr Skinner a ainsi précisé qu'«apporter du CO2 supplémentaire à un climat déjà chaud est bien différent de le faire à un climat froid» et que la vitesse à laquelle la concentration de CO2 change est sans précédent, avec des «conséquences immenses» dans les prochaines années.