Une chaîne humaine géante dimanche pour sortir du nucléaire

ÉCOLOGIE n an après la catastrophe de Fukushima, au Japon, des associations anti-nucléaires appellent à former dimanche la plus grande chaîne humaine jamais réalisée en France, de Lyon à Avignon, pour exiger la sortie du nucléaire...

Avec Reuters

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Un an jour pour jour après Fukushima, des dizaines de milliers de personnes ont  réaliser une immense chaine humaine contre le nucléaire à Lyon, le 11 mars 2012.
Un an jour pour jour après Fukushima, des dizaines de milliers de personnes ont  réaliser une immense chaine humaine contre le nucléaire à Lyon, le 11 mars 2012. — CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

Les organisateurs, coordonnés par le réseau Sortir du nucléaire, espèrent mobiliser des milliers de personnes sur plus de 200 kilomètres dans la région la plus nucléarisée d'Europe. Plus de 60 parkings tout au long du trajet doivent servir de lieux de rendez-vous avant la mise en place finale de la chaîne.

À quelques semaines de l'élection présidentielle, les mouvements espèrent que la mobilisation pèsera dans le débat. La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly, est attendue sur place, de même que l'écologiste Corinne Lepage, candidate de CAP21.

'Sortir du nucléaire, c'est possible !'

La mobilisation est soutenue par Greenpeace, Europe Ecologie-les Verts et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), notamment.

«Le 11 mars 2011 débutait la terrible catastrophe nucléaire de Fukushima. À ce jour, les réacteurs éventrés continuent d'exposer des millions de Japonais à la radioactivité et de contaminer le pays pour des milliers d'années», écrivent les organisateurs dans un communiqué.

«Un an plus tard jour pour jour, le 11 mars 2012, réagissons pour dénoncer le risque de catastrophe nucléaire en France et pour affirmer: 'sortir du nucléaire, c'est possible !'», ajoutent-ils.

Les anti-nucléaires estiment que c'est en descendant dans la rue que les Allemands ont obtenu une décision du gouvernement d'Angela Merkel une sortie du nucléaire d'ici 2022, «alors même que leur chancelière est favorable à l'atome». Ils entendent donc créer en France un rapport de force avec «des élites coupées des citoyens».

Sarkozy et Hollande dos à dos

Le candidat socialiste, François Hollande, s'est engagé à réduire d'ici à 2025 de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France. Il s'est également prononcé sur la fermeture des deux tranches de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille du parc français.

En revanche, Nicolas Sarkozy défend bec et ongles l'industrie nucléaire française et n'entend pas fermer Fessenheim, où il s'est rendu courant février en dénonçant le coût social d'une fermeture.

Il a demandé «à tous les opérateurs de se mettre en situation de pouvoir prolonger la durée de vie de nos réacteurs au-delà de quarante ans», a déclaré en février le ministre de l'Industrie Eric Besson.