L'OCDE appelle à réformer la gestion de l'eau dans le monde pour faire face à une forte hausse de la demande

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Face à la hausse de 55% de la demande d'eau dans le monde d'ici 2050 avec l'accroissement de la population et l'accélération de l'urbanisation, sa gestion doit être réformée d'urgence pour éviter des pénuries, estime l'OCDE dans un rapport.
Face à la hausse de 55% de la demande d'eau dans le monde d'ici 2050 avec l'accroissement de la population et l'accélération de l'urbanisation, sa gestion doit être réformée d'urgence pour éviter des pénuries, estime l'OCDE dans un rapport. — Boris Horvat afp.com

Face à la hausse de 55% de la demande d'eau dans le monde d'ici 2050 avec l'accroissement de la population et l'accélération de l'urbanisation, sa gestion doit être réformée d'urgence pour éviter des pénuries, estime l'OCDE dans un rapport. «Il est primordial d'utiliser l'eau de façon rationnelle, ainsi que de la tarifer convenablement pour décourager le gaspillage», souligne le rapport, intitulé «Répondre au défi des réformes dans le secteur de l'eau» et publié à quelques jours de l'ouverture du 6e Forum mondial de l'Eau, lundi à Marseille (sud-est de la France).

Près de 4 habitants sur 10 vivront, selon les estimations, dans des régions soumises à un fort stress hydrique en 2050 dans le monde, rappelle l'OCDE. Pour relever les défis l'organisation des pays industrialisés propose d'avoir notamment «recours à des instruments économiques comme les marchés de l'eau», et promouvoir le recours aux «3T», tarifs, taxes et transferts «pour combler l'écart entre financements publics et privés disponibles et les besoins en investissements».

1,4 milliard de personnes sans accès à des installations sanitaires de base en 2050

Le rapport insiste aussi sur le rôle primordial des pouvoirs publics pour favoriser l'innovation et les investissements pour la mise en place de structures écologiques de collectes et traitement des eaux usées, rappelant que selon les projections 1,4 milliard de personnes resteront privées d'accès à des installations sanitaires de base en 2050.

Les réformes dans la gouvernance de l'eau, y compris au niveau des administrations et échelons territoriaux, sont également «primordiales». En outre, «les pouvoirs publics devraient se pencher beaucoup plus attentivement sur les interactions qui existent entre les mesures adoptées dans les domaines de l'eau, de l'énergie, de l'agriculture et de l'environnement», insiste le document. Il cite l'exemple de la réforme des subventions à l'agriculture liées à une utilisation plus rationnelle de l'eau en favorisant les cultures et les techniques de production moins gourmandes en eau.