Après les droits de l'Homme, les droits de la baleine?

ANIMAUX Leur «intelligence» justifierait de les doter d'une déclaration de droits fondamentaux, selon un groupe de scientifiques...

Audrey Chauvet

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Une baleine à bosse.
Une baleine à bosse. — TRAVERS ERIC/SIPA

Les dauphins et les baleines méritent-ils d’avoir un droit à la vie inscrit dans la loi internationale? Un groupe de scientifiques et de militants pour la défense des baleines et des dauphins pense que leur intelligence justifierait la création d’une déclaration des droits des cétacés. Cela permettrait, selon eux, de les protéger à titre de «personnes non-humaines» et de sanctionner les chasseurs mais aussi les parcs marins ou les aquariums qui ne respecteraient pas les droits fondamentaux des mammifères marins.

Les dauphins ont une personnalité et une conscience

«La science a démontré qu’ils ont une personnalité et une conscience de soi au même titre que les humains», affirme Tom White, directeur du Centre for ethics and business à l’université Loyola Marymount de Los Angeles. «Les dauphins sont des personnes non humaines et tuer délibérément un tel individu équivaut, éthiquement, à tuer un être humain.»

Les droits des cétacés incluraient le droit à «la vie, la liberté et le bien-être», et comporteraient le droit de se déplacer librement et de vivre dans leur environnement naturel, sans  entraver leur «culture». Mais avant que les dauphins et les baleines se voient hissés au rang de personnes protégées par une loi, il va falloir «au moins dix ans», espère, optimiste, Tom White. «Nous en sommes au même stade que les climatologues il y a vingt ans», estime-t-il.