Saint-Gervais cherche des solutions durables pour résorber la poche d'eau qui menace la vallée

ENVIRONNEMENT Elle s'est formée sous un glacier et pourrait inonder la vallée...

© 2012 AFP

— 

Des solutions techniques "pérennes", permettant de limiter, voire supprimer, le risque de rupture d'une poche d'eau sous le glacier de Tête Rousse, qui menace d'inonder la vallée de Saint-Gervais (Haute-Savoie), ont été proposées, a annoncé jeudi la préfecture de Haute-Savoie.
Des solutions techniques "pérennes", permettant de limiter, voire supprimer, le risque de rupture d'une poche d'eau sous le glacier de Tête Rousse, qui menace d'inonder la vallée de Saint-Gervais (Haute-Savoie), ont été proposées, a annoncé jeudi la préfecture de Haute-Savoie. — Jean-Pierre Clatot afp.com

Des solutions techniques «pérennes», permettant de limiter, voire supprimer, le risque de rupture d'une poche d'eau sous le glacier de Tête Rousse, qui menace d'inonder la vallée de Saint-Gervais (Haute-Savoie), ont été proposées, a annoncé jeudi la préfecture de Haute-Savoie. «Le service de restauration des terrains en montagne (RTM) propose plusieurs solutions techniques pérennes permettant de limiter, voire de supprimer, le risque de rupture de la poche d'eau», a souligné la préfecture dans un communiqué.

Interrogé par l'AFP, un responsable de la préfecture a expliqué que parmi ces solutions figurent un pompage de l'eau par le haut ou encore un système d'écoulement de l'eau du glacier. Il a ajouté que les autres solutions ne pouvaient être dévoilées à ce stade car elles sont «trop techniques».

Des pompages à plus de 3.000 mètres d’altitude

Plusieurs opérations de pompage de l'eau du glacier perché à 3.200 mètres d'altitude dans le massif du Mont-Blanc ont déjà été mises en oeuvre, la plus récente remontant à fin septembre 2011. Le 15 avril dernier, le préfet de Haute-Savoie et le maire de Saint-Gervais-les-Bains avaient chargé le centre national de recherche scientifique (CNRS) et le RTM de réaliser deux études pour comprendre la raison de la présence de cette poche d'eau et trouver des solutions pérennes pour maîtriser ce phénomène. Les solutions proposées «doivent faire l'objet d'une expertise technique et financière complémentaire par les services spécialisés de l'Etat», a précisé la préfecture.