Antarctique : les scientifiques français sont arrivés à leur point de forage

© 2012 AFP

— 

Giant tabular icebergs surrounded by ice floe drift in Vincennes Bay in the Australian Antarctic Territory on January 11, 2008. Australia's CSIRO's atmospheric research unit has found the world is warming faster than predicted by the United Nations' top climate change body, with harmful emissions exceeding worst-case estimates. AFP PHOTO/POOL/Torsten BLACKWOOD
Giant tabular icebergs surrounded by ice floe drift in Vincennes Bay in the Australian Antarctic Territory on January 11, 2008. Australia's CSIRO's atmospheric research unit has found the world is warming faster than predicted by the United Nations' top climate change body, with harmful emissions exceeding worst-case estimates. AFP PHOTO/POOL/Torsten BLACKWOOD — Torsten Blackwood afp.com

Les scientifiques français qui sillonnent depuis le 20 décembre l'Antarctique ont choisi cette semaine leur "point Barnola", une zone où ils espèrent pouvoir récupérer, à terme, en grande profondeur, de la glace vieille de plus d'un million d'années, selon leur carnet de bord.

L'objectif de cette expédition pilotée par le CNRS est de mieux comprendre les évolutions passées du climat et d'aider à affiner les modèles utilisés par les climatologues.

Partis avant Noël de la base franco-italienne Concordia, au coeur de l'Antarctique, en direction de la base russe de Vostok, à quelque 550 km, sur un terrain jamais foulé par l'homme, les scientifiques ont progressé lentement.

Ils ont raconté dans leur carnet de bord en ligne (www.institut-polaire.fr), jour après jour, les tempêtes qui freinent leur avancée, les jours blancs, l'"ensouillage" dans la neige fraîche de leurs véhicules - trois tracteurs et une dameuse.

En route, ils ont procédé à des forages, échantillonnages et mesures qui devraient aider à comprendre l'évolution du climat. Ils ont aussi installé des stations météo, dont les données seront transmises par satellite, et démonté des stations sismologiques déposées l'an dernier par avion.

Changement d'équipe à Vostok le 5 janvier : d'autres scientifiques, dont un Suisse, arrivés par avion de Concordia et conduits par Jérôme Chappellaz, du CNRS, se sont alors lancés dans une autre mission: dénicher le point le plus propice pouvant abriter en profondeur de la glace datant d'au moins 1 million d'années.

Refaisant à rebours le chemin de la première équipe, la deuxième s'est finalement arrêtée à 80 km au sud de Concordia pour définir un "point Barnola", choisi pour ses accumulations de neige particulièrement faibles, laissant espérer que l'on trouve en creusant une glace très ancienne.

L'expédition doit revenir à son point de départ d'ici une semaine.