Dans le Tarn, une petite commune s'attaque au frelon asiatique

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Une petite ville du Tarn a décidé de résoudre la question financière qui est au coeur du combat contre les frelons asiatiques en prenant à sa charge la destruction des nids chez les gens, a indiqué son maire mercredi.
Une petite ville du Tarn a décidé de résoudre la question financière qui est au coeur du combat contre les frelons asiatiques en prenant à sa charge la destruction des nids chez les gens, a indiqué son maire mercredi. — Jacques Blot afp.com

Une petite ville du Tarn a décidé de résoudre la question financière qui est au coeur du combat contre les frelons asiatiques en prenant à sa charge la destruction des nids chez les gens, a indiqué son maire mercredi. Dans l'ancienne cité minière de Blaye-les-Mines comme en bien des endroits en France, jusqu'à cette semaine, les particuliers payaient pour la destruction des nids de frelons asiatiques chez eux. Pour des raisons budgétaires, les pompiers du Tarn, comme dans d'autres départements, n'assument plus l'extermination des hyménoptères, sauf cas exceptionnels. Le maire socialiste de cette commune de 3.228 habitants, André Fabre, a donc signé un accord avec une entreprise spécialisée dont chaque intervention sera rétribuée 150 euros. Un premier nid a ainsi été détruit mercredi chez une dame âgée de Blaye-les-Mines.

«C'est pas de l'argent mal placé»

Blaye-les-Mines, qui se remet doucement du choc de la fermeture des mines de charbon, est «une commune de retraités, de jeunes qui n'ont pas les moyens. Ils ne vont pas faire venir une entreprise» qu'ils devraient payer de leur poche entre 150 et 400 euros selon la difficulté de l'opération, explique le maire. Or, à Blaye-les-Mines comme ailleurs, le frelon asiatique devient «un vrai problème. Il est dangereux. Il fait des dégâts terribles chez les apiculteurs», dit André Fabre qui a lui-même possédé jadis une quinzaine de ruches. «Il faut arrêter d'en parler, il faut agir», affirme-t-il, «ça nous coûtera ce que ça nous coûtera, c'est pas le problème». L'affaire sera indolore pour le contribuable blayais, assure-t-il.

A raison d'une dizaine de destructions en moyenne à l'année, le maire prévoit un budget de 1.500 euros, peut-être 3.000 si l'animal prolifère. «C'est pas de l'argent mal placé» quand on pense à ce qu'il en coûtera si on ne fait rien contre un animal à la reproduction impressionnante, fait-il valoir.