Jeux olympiques: La pollution de l'air londonien ferait courir des risques aux athlètes

ENVIRONNEMENT Les niveaux élevés de dioxyde d'azote pourraient mettre en danger la santé des sportifs qui seront à Londres pour les Jeux olympiques cet été...

Audrey Chauvet

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Le stade olympique à Londres.
Le stade olympique à Londres. — GURR BEN/THE TIMES/SIPA

Les médecins s’inquiètent, à six mois du début des Jeux olympiques de Londres: la pollution atmosphérique dans la capitale britannique pourrait être néfaste aux poumons des athlètes, rapporte The Independent. Les sportifs seraient beaucoup plus exposés pendant l’effort aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone qu’une personne sédentaire. Cela pourrait provoquer des problèmes respiratoires, des douleurs et une capacité pulmonaire amoindrie.

Les niveaux de pollution à Londres dépassent régulièrement les limites fixées par l’Union européenne, en particulier pour le dioxyde d’azote (NO2), pour lequel la capitale britannique atteint des records. Durant l’été, les concentrations augmentent souvent sous l’effet de la chaleur et les experts craignent que l’ozone et le dioxyde d’azote ne stagnent au dessus du stade olympique sous le soleil estival…

«Ils ne seront pas au mieux de leurs capacités»

«Les athlètes comme les marathoniens et les cyclistes ont besoin de respirer profondément, explique Frank Kelly, professeur de santé environnementale au King’s College de Londres. Pendant un jour de pollution élevée, ils vont en respirer de grandes quantités. Leurs poumons peuvent se contracter, ils peuvent ressentir de la douleur et être à bout de souffle. Certains athlètes pourraient ne pas atteindre les performances qu’ils visent et passer quelques jours à se sentir mal. D’un point de vue sportif, ils ne seront pas au mieux de leurs capacités.»

Seule solution selon les militants pour la qualité de l’air, bannir les véhicules polluants de la ville olympique. Contrairement aux mesures drastiques qui avaient été prises à Pékin en 2008, le maire de Londres Boris Johnson n’a pas annoncé de mesure particulière de réduction des émissions atmosphériques. Il compte sur les effets de sa politique à long terme pour réduire la pollution: vélos en libre-service, péage urbain ou encore bus hybrides. Pas de quoi rassurer les médecins, qui redoutent les effets conjugués de l’effort, de la chaleur, et de la circulation.