Naufrage du Concordia: le ministre de l'Environnement italien craint un «désastre» écologique

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Le ministre italien de l'Environnement, Corrado Clini, a affirmé un craindre un "désastre" écologique après le naufrage du gigantesque paquebot de croisière Costa Concordia, tout près de l'île italienne du Giglio dans une superbe zone naturelle toscane.
Le ministre italien de l'Environnement, Corrado Clini, a affirmé un craindre un "désastre" écologique après le naufrage du gigantesque paquebot de croisière Costa Concordia, tout près de l'île italienne du Giglio dans une superbe zone naturelle toscane. — Filippo Monteforte afp.com

Le ministre italien de l'Environnement, Corrado Clini, a affirmé un craindre un «désastre» écologique après le naufrage du gigantesque paquebot de croisière Costa Concordia, tout près de l'île italienne du Giglio dans une superbe zone naturelle toscane. «C'est notre cauchemar depuis l'autre nuit», confie-t-il dans une interview au quotidien La Stampa. «Le navire a des réservoirs pleins de carburant, c'est un gasoil dense, lourd, qui pourrait se sédimenter dans les fonds, ce serait un désastre». Imaginant le pire, le ministre explique le carburant pourrait «se disperser en mer, contaminant une côte exceptionnelle avec les effets, connus en pareil cas, sur la faune marine et les oiseaux».

Le carburant sera extrait du navire «dès que possible»

«Nous sommes prêts à intervenir en cas de fuite dans la mer», affirme toutefois Corrado Clini. «Dès que ce sera possible, ce carburant sera extrait du navire. Le problème est qu'il faut tenir compte de l'équilibre précaire de la coque». Pour le ministre, «la priorité est encore de sauver les éventuels survivants, jusqu'à présent commencer à vider les réservoirs est dangereux». Et à terme, il faudra retirer le navire «qui bloque l'entrée du port et représente un problème environnemental et touristique».

Alors que la polémique monte sur le passage des géants des mers comme le Costa Concordia très près des côtes, le ministre annonce sa volonté de «définir les instruments les plus adaptés pour que des situations de ce genre ne se répètent pas». «Il y a déjà des règles et des limitations mais elles sont en partie tempérées et quelquefois détournées», accuse-t-il, tout en indiquant ne pas savoir «si le gouvernement doit prendre des mesures autoritaires» comme une interdiction de la navigation près des côtes. «La mesure de prévention sera probablement de lier la gestion de ces routes aux bonnes pratiques, les ancrer aux objectifs de protection de l'environnement déjà établis», souligne-t-il.