Pékin affine ses mesures de la pollution

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Pékin a commencé jeudi à publier sur l'internet des mesures actualisées du niveau de sa pollution atmosphérique, les autorités ayant été fréquemment accusées ces derniers mois d'en sous-estimer la gravité. Ce changement intervient alors que cette semaine encore plus de 150 vols ont été retardés ou annulés à l'aéroport international de la capitale, enveloppé dans un nuage dense qui réduisait la visibilité à 200 mètres dans certains quartiers.

Les habitants de Pékin ont pris l'habitude de se méfier des mesures officielles de la pollution atmosphérique et de très nombreux internautes ont ces dernières semaines raillé les autorités chargées de l'environnement, qui annonçaient fréquemment une «bonne» qualité de l'air en dépit des évidences contraires. Les résidents font plus confiance à l'ambassade des Etats-Unis, qui calcule de façon indépendante et publie sur un site le degré de qualité de l'air.

L’ambassade américaine mesure aussi les particules très fines

Les nouveaux relevés officiels, actualisés chaque heure, sont consultables sur le site http://www.bjmemc.com.cn. L'ancien indice n'était actualisé qu'une fois par jour. Pour l'heure les relevés se concentrent sur les particules fines PM10 -d'un diamètre inférieur à 10 microns- tandis que l'ambassade américaine mesure les particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns), qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires.

En plus des nombreuses centrales thermiques à charbon, la pollution à Pékin est alimentée par les industries dans la conurbation et la circulation automobile. Un total de 240.000 voitures supplémentaires sont arrivées en 2011 dans les rues de la mégalopole, où il en circulait déjà cinq millions.