Nucléaire: la sécurité des centrales françaises est «suffisante» selon l'ASN

SÉCURITÉ pendant, l'Agence souligne qu'il est nécessaire d'augmenter «dans les meilleurs délais», la robustesse des installations pour qu'elles puissent faire face à «des situations extrêmes»...

Reuters

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La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), le 5 décembre 2011.
La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), le 5 décembre 2011. — F. NASCIMBENI/AFP PHOTO

La sûreté des centrales nucléaires françaises est suffisante pour qu'elles puissent toutes poursuivre leur activité, même si des investissements sont nécessaires pour prévenir des situations «extrêmes», a annoncé ce mardi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le gouvernement avait chargé l'ASN d'un audit de sécurité des 58 réacteurs nucléaires français, après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon en mars.

«A l'issue des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires proritaires, l'ASN considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu'elle ne demande l'arrêt immédiat d'aucune d'entre elles», déclare l'Autorité dans un avis publié avant la présentation des conclusions de l'audit.

Nécessaire d'augmenter la robustesse des installations

Cependant, l'ASN, qui a remis son rapport au Premier ministre dans la matinée, souligne qu'il est nécessaire d'augmenter «dans les meilleurs délais», la robustesse des installations pour qu'elles puissent faire face à «des situations extrêmes». «Dans le même temps, l'ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d'augmenter dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes», indiquent les conclusions de l'audit.

L'ASN a par ailleurs annoncé qu'elle donnait aux exploitants de chaque centrale jusqu'au 30 juin 2012 pour lui présenter «un noyau dur» de dispositions concrètes permettant de «maîtriser les fonctions fondamentales de sûreté». Le but, a expliqué l'ASN, est notamment de «prévenir un accident grave ou en limiter la progression», de «limiter les rejets massifs dans un scénario d'accident» et de «permettre à l'exploitant d'assurer les missions qui lui incombent dans la gestion d'une crise».

L'audit avait donné lieu ces derniers mois à un débat sur l'opportunité de fermer la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc français, en fonction depuis 1978.