L'oie bernache du Canada pourra être chassée dès l'été prochain en France

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L'oie bernache du Canada (Branta canadensis) pourra être chassée en France à partir d'août 2012, et pendant 2 ans et demi, afin de réduire le nombre de ces oiseaux exotiques devenus trop envahissants, a annoncé jeudi le ministère de l'Ecologie.
L'oie bernache du Canada (Branta canadensis) pourra être chassée en France à partir d'août 2012, et pendant 2 ans et demi, afin de réduire le nombre de ces oiseaux exotiques devenus trop envahissants, a annoncé jeudi le ministère de l'Ecologie. — Sven Nackstrand afp.com

L'oie bernache du Canada (Branta canadensis) pourra être chassée en France à partir d'août 2012, et pendant 2 ans et demi, afin de réduire le nombre de ces oiseaux exotiques devenus trop envahissants, a annoncé ce jeudi le ministère de l'Ecologie.

Cette grande oie au long cou noir à collerette blanche, présente en petit nombre au début des années 1990 en France, a vu ses effectifs croître de façon exponentielle pour passer à plusieurs milliers d'oiseaux depuis. Cette évolution a entraîné une série de nuisances, comme la pollution des eaux et des espaces verts par leurs déjections, par ailleurs vectrices de maladies.

Limiter la population

Pour limiter la population de bernaches du Canada, le ministère de l'Ecologie a autorisé sa chasse, par un arrêté publié le 24 décembre au Journal officiel. La période de chasse s'ouvrira le premier samedi d'août 2012 dans les départements côtiers de la façade maritime de l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord. Dans les autres régions, l'ouverture de la chasse est prévue le 21 août. La fermeture de la chasse a été fixée au 10 février chaque année, avec établissement d'un bilan de la saison de chasse.

L'arrêté autorise la chasse jusqu'en février 2015, date à laquelle l'efficacité de cette méthode de réduction de la population de bernaches fera l'objet d'une évaluation. Par ailleurs, le ministère de l'Ecologie a prolongé de dix jours la chasse au pigeon ramier, jusqu'au 20 février, en Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie et Champagne-Ardenne, où cette espèce est à l'origine de dégâts dans les cultures.