Sarkozy réitère son refus de l'exploitation du gaz de schiste

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Nicolas Sarkozy a réaffirmé mardi le refus du gouvernement d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, en marge d'un déplacement en Ardèche où des manifestants proclamaient leur hostilité à cette technique.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé mardi le refus du gouvernement d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, en marge d'un déplacement en Ardèche où des manifestants proclamaient leur hostilité à cette technique. — Philippe Wojazer afp.com

Nicolas Sarkozy a réaffirmé ce mardi le refus du gouvernement d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, en marge d'un déplacement en Ardèche où des manifestants proclamaient leur hostilité à cette technique.

A l'issue d'un échange avec des professionnels de santé dans une maison médicale des Vans, le chef de l'Etat s'est vu remettre par le maire de la commune Bruno Vigier une lettre du collectif «stop au gaz de schiste». «Dites-leur que je n'autoriserai pas l'exploitation du gaz de schiste par fragmentation hydraulique», lui a répondu Nicolas Sarkozy, «je sais que Total a déposé un recours mais de toute façon, pour nous, ce sera non».

Dispersion sans ménagement

Plusieurs dizaines de personnes ont profité de la visite aux Vans de Nicolas Sarkozy pour redire bruyamment, à bonne distance du chef de l'Etat, leur hostilité à l'exploitation du gaz de schiste, avant d'être dispersées sans ménagement par d'importantes forces de l'ordre.

Le gouvernement avait annoncé début octobre l'abrogation des trois permis d'exploration d'hydrocarbures visant exclusivement le gaz de schiste, à la suite de la nouvelle loi adoptée en juillet interdisant en France la technique controversée de la fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols.

Le groupe Total avait alors exprimé sa «surprise», affirmant s'être explicitement engagé à ne pas utiliser la fracturation hydraulique dans son dossier remis au gouvernement, contrairement à l'autre entreprise sanctionnée, l'Américain Schuepbach. Total a annoncé le mois dernier, par la voix de son PDG Christophe de Margerie, son intention de déposer un recours contre l'Etat pour l'abrogation de son permis dans le Sud de la France, qu'il juge non conforme à la loi.