Baleines bélugas prisonnières des glaces russes: Pas de sauvetage avant trois jours

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Le brise-glace russe qui doit libérer des glaces une centaine de baleines bélugas mettra au moins trois jours à se rendre dans cette zone de la Tchoukotka (Extrême-orient russe), ont indiqué les autorités locales, qui estiment que les cétacés peuvent survivre jusqu'en janvier.
Le brise-glace russe qui doit libérer des glaces une centaine de baleines bélugas mettra au moins trois jours à se rendre dans cette zone de la Tchoukotka (Extrême-orient russe), ont indiqué les autorités locales, qui estiment que les cétacés peuvent survivre jusqu'en janvier. — Guillaume Lavallée afp.com

Le brise-glace russe qui doit libérer des glaces une centaine de baleines bélugas mettra au moins trois jours à se rendre dans cette zone de la Tchoukotka (Extrême-orient russe), ont indiqué les autorités locales, qui estiment que les cétacés peuvent survivre jusqu'en janvier.

«Le remorqueur est prêt à aller aider les bélugas piégés par les glaces, mais pour l'instant une tempête dans cette région de la mer de Béring (...) l'en empêche. Le temps de voyage du navire pour atteindre les bélugas dans ces conditions est d'environ trois jours», a déclaré, dans un communiqué, le chef du ministère régional des Situations d'urgence, Lioubomir Moukha.

Couche de glace d'environ 25 kilomètres de long

Selon les autorités de Tchoukotka, région russe très isolée située à 6.000 km de Moscou face à l'Alaska, les cétacés ont dans la zone où ils sont piégés par la banquise de quoi se nourrir «jusqu'en janvier». Le ministère russe des Transports a annoncé jeudi vouloir dépêcher sur les lieux le remorqueur brise-glace Roubine, après un appel à l'aide lancé par le gouvernement régional.

Actuellement, la centaine de bélugas est coupée de la mer ouverte par une couche de glace d'environ 25 kilomètres de long et de 15-20 centimètres d'épaisseur, selon les autorités locales.

«Or, les bélugas peuvent parcourir sous l'eau sans remonter à la surface une distance maximale de trois kilomètres et percer, si nécessaire, une couche de glace d'une épaisseur de huit centimètres», précise la même source, ajoutant que cinq trous dans la banquise leurs permettent encore de venir respirer.

Ces cétacés blancs de l'Arctique, une espèce protégée, peuvent mesurer jusqu'à six mètres et peser deux tonnes.