Le futur zoo de Vincennes veut immerger le visiteur dans des biozones

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Immerger le visiteur dans un espace naturel et favoriser la sauvegarde des espèces, tel est le projet du nouveau zoo de Vincennes, dont la première pierre est posée mercredi avant une réouverture au public prévue en avril 2014.
Immerger le visiteur dans un espace naturel et favoriser la sauvegarde des espèces, tel est le projet du nouveau zoo de Vincennes, dont la première pierre est posée mercredi avant une réouverture au public prévue en avril 2014. — Boris Horvat afp.com

Immerger le visiteur dans un espace naturel et favoriser la sauvegarde des espèces, tel est le projet du nouveau zoo de Vincennes, dont la première pierre est posée mercredi avant une réouverture au public prévue en avril 2014. «Dans les années 1930, on présentait une collection d'animaux dans un décor uniforme. Le principe du zoo du XXIe siècle, c'est l'immersion du visiteur dans des biozones», a expliqué à l'AFP Thomas Grenon, directeur général du Muséum national d'histoire naturelle, en charge de l'exploitation du zoo.

175 espèces et plus d'un millier d'animaux

Cet important projet de rénovation, qui a débuté en septembre pour 27 mois, vise à immerger les visiteurs - plus de 1,4 million sont attendus chaque année - dans des paysages évoquant cinq grandes zones géographiques de la planète, les biozones, correspondant à différents écosystèmes. 175 espèces et plus d'un millier d'animaux - mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés - offriront un tour du monde de la biodiversité animale. Les visiteurs voyageront en Patagonie, dans la biozone sahélo-soudanienne, en passant par l'Europe, mais goûteront aussi à l'atmosphère tropicale de Madagascar et de la Guyane tout en découvrant un éventail d'espèces en difficulté comme les lémuriens, le rhinocéros blanc ou l'oryx algazelle.

«Le visiteur ne sera plus à Paris mais participera à un voyage à travers la planète. Il partira à la rencontre des animaux, souvent menacés de disparition, qui sont les ambassadeurs de leur milieu et qui bénéficient d'un grand programme de conservation», a précisé Thomas Grenon. Le zoo participe aux systèmes d'échanges aux niveaux européen et mondial pour conserver une diversité génétique. «Des programmes d'élevage coordonnés permettent de maintenir en vie des espèces menacées et de les réintroduire dans leur milieu naturel, comme à Madagascar où le Muséum gère des réserves pour les lémuriens», a-t-il dit.

Première livraison fin 2012 du bâtiment des girafes

La transformation du parc zoologique, qui s'étend sur quelque 14,5 hectares du bois de Vincennes, représente un coût de 167 millions d'euros, dont 30 millions sont financés par l'Etat, 10 millions apportés par des fonds propres du Muséum et le solde financé via un partenariat public-privé. La première livraison à la fin 2012 concernera le bâtiment des girafes, figurant parmi les rares animaux qui n'ont pas été transférés dans d'autres établissements. «Les travaux se font en présence du groupe de 16 girafes très uni et productif qu'aucun zoo au monde ne pouvait accueillir», a expliqué Thomas Grenon.

La grande volière et la grande serre tropicale seront terminées respectivement en novembre et en décembre 2013. Ayant subi des dégradations au fil des ans, le zoo de Vincennes a été fermé au public en 2008, mais dès 2002, la direction du Muséum avait pris des mesures «conservatoires» pour raisons de sécurité. Ainsi les installations présentant les hippopotames et les rhinocéros avaient été fermées au public et les animaux transférés vers d'autres parcs animaliers.