Nucléaire: Les intrus de Greenpeace libérés, mais sous contrôle judiciaire

Avec Reuters

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Neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits lundi dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) pour alerter l'opinion sur les conditions de sécurité de la filière nucléaire ont été mis en liberté ce mardi sous contrôle judiciaire.

Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel le 20 janvier pour «violation de locaux professionnels» et «dégradation, destruction de biens d'utilité publique en réunion» pour avoir découpé un grillage, notamment.

Ils risquent chacun jusqu'à trois ans de prison ferme et 7.500 euros d'amende, dit l'organisation dans un communiqué. Leur contrôle judiciaire leur interdit de se rendre à proximité d'une centrale nucléaire et de se rencontrer. Les militants, six femmes et trois hommes âgés de 22 à 60 ans, avaient réussi à se hisser sur le dôme d'un réacteur de la centrale et à y déployer une banderole. EDF a confirmé l'intrusion à Nogent-sur-Seine mais en a minimisé la portée.