Rabi Hinsa, fabricante de savon recyclé au Niger, remporte le prix du public des International microfinance awards

MICROFINANCE Les internautes de 20minutes.fr ont voté pour Rabi Hinsa, à qui le prix du public a été remis lundi soir...

A.C.

— 

Rabi Hinsa, lauréate du prix Environnement et du Prix du public des International microfinance awards 2011.
Rabi Hinsa, lauréate du prix Environnement et du Prix du public des International microfinance awards 2011. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Elle n’aurait jamais pensé venir à Paris un jour et pourtant Rabi Hinsa était la vedette lundi soir à l’Auditorium du Louvre pour la remise des International Microfinance Awards, organisés par le groupe PlaNet Finance. La Nigérienne a remporté les faveurs du public pour son parcours impressionnant: mère de huit enfants tous atteint de drépanocytose, une maladie héréditaire caractérisée par une déformation des globules rouges qui empêche le sang de circuler normalement et d’irriguer les organes. Elle a exercé plusieurs activités de commerce précaires avant de se lancer dans la fabrication de savon artisanal en 2005.

Dans le cadre du projet de soutien à l’accès au microcrédit pour les malades de la drépanocytose au Niger, Rabi Hinsa a obtenu un premier microcrédit d’un montant de 152 euros qui lui a permis de se constituer un stock de matières premières. Elle a également bénéficié de formation en gestion d’activités génératrices de revenus. Grâce à ses revenus, Rabi Hinsa a pu scolariser ses enfants et acquérir une parcelle de terrain à Niamey.

Auriez-vous pu vous lancer dans ce commerce sans le microcrédit?

Il n’était pas possible pour moi de me faire prêter de l’argent. PlaNet Finance a été le premier appui que j’ai reçu. C’est un soutien pérenne car l’institution me suit et j’ai pu bénéficier de formations en gestion, comptabilité,... Les agents de microcrédit deviennent de vrais conseillers.

Pourquoi avoir choisi de faire du savon recyclé?

Ma première activité était la vente de mangues, mais ce n’était pas rentable. Dans mon quartier, on ne trouvait pas de savon mais je me suis dit qu’on pouvait récupérer les déchets d’une usine voisine pour en faire. Le premier microprêt de 152€ m’a permis de me constituer un stock de matières premières.

Votre niveau de vie s’est-il amélioré depuis?

Oui, j’ai pu scolariser mes enfants et acheter une parcelle de terrain à Niamey. Mon mari a un commerce de vêtements qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille restée au village, et moi je me charge de mes enfants.


Prix Environnement International Microfinance... par microworld_planetfinance