Climat: 190 pays réunis à Durban en quête de remèdes

DIPLOMATIE La conférence internationale vise à trouver les moyens de contenir le réchauffement climatique et se préparer à ses conséquences...

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Un an après la Coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud, un défi d'un tout autre ordre attend, à Durban, sur les rives de l'océan Indien et sur un continent africain concerné au premier chef par la problématique, les quelque 12.000 diplomates, ministres, délégués, experts et ONG attendus jusqu'au 9 décembre : comment réussir à limiter à moins de 2°C la hausse du thermostat mondial ?
Un an après la Coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud, un défi d'un tout autre ordre attend, à Durban, sur les rives de l'océan Indien et sur un continent africain concerné au premier chef par la problématique, les quelque 12.000 diplomates, ministres, délégués, experts et ONG attendus jusqu'au 9 décembre : comment réussir à limiter à moins de 2°C la hausse du thermostat mondial ? — Alexander Joe afp.com

A Durban, à la porte sud d'un continent africain particulièrement concerné par le changement climatique, quelque 190 pays se retrouvent à partir de lundi pour trouver les moyens de contenir le réchauffement climatique et se préparer à ses conséquences.

Le coup d'envoi est prévu à 10H00 au centre de conférences de Durban, où des ouvriers s'activaient encore dimanche pour que tout soit prêt. Quelque 12.000 délégués, ministres, experts, ONG et journalistes sont attendus jusqu'au 9 décembre pour cette 17e conférence annuelle de l'ONU sur le climat.

L'avenir du protocole de Kyoto, seul traité internation imposant des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés, s'annonce comme le sujet clé aux côtés de questions comme les financements dont pourraient bénéficier les pays les plus vulnérables.

Peu d'appuis internationaux

Les pays en développement soutenus par nombre de mouvements sociaux et d'ONG exigent que les pays développés reprennent des engagements à l'issue d'une période initiale qui se termine fin 2012.

Mais très peu de ces pays industrialisés, à l'exception de ceux de l'Union européenne, se disent prêts à vouloir maintenir en vie un outil qui couvre désormais moins de 30% des émissions globales et ne s'applique pas aux deux plus grands émetteurs de CO2, la Chine et les Etats-Unis (plus de 40% à eux deux).

Au-delà de Kyoto, les Européens souhaitent que soient posées à Durban les bases d'un futur cadre juridique qui impliquerait tous les pays.

Le rôle des grands pays émergents comme l'Inde et la Chine, mais aussi des Etats-Unis, paralysés par leur situation politique intérieure, va être décisif pour éviter que Durban ne soit un nouvel échec, alors que ce processus onusien reste très fragile deux ans après la déception de Copenhague.

Rôle des grands pays émergents

D'autant que l'objectif de contenir le réchauffement sous les 2°C, adopté l'an dernier à Cancun (Mexique), paraît toujours plus inaccessible au regard des émissions record de CO2.

"Nous n'avons qu'une maison et, que vous soyez riches ou pauvres, c'est votre seule maison", a souligné dimanche le Prix nobel de la Paix Desmond Tutu, en se faisant le porte-parole de ceux qui espèrent un accord ambitieux.

Un mouvement "Occupy", inspiré de "Occupy Wall Street", a quant à lui appelé à une "assemblée générale" ce lundi à proximité du centre de conférences, pour défendre des "solutions équitables contre le changement climatique".

Un appel "pacifique", a précisé le mouvement sur son site internet, alors que les autorités sud-africaines ont annoncé le déploiement de 2.500 policiers.