Augmentation de 20% des émissions de CO2 d'ici à 2035, le scénario catastrophe de l'AIE

CLIMAT La température moyenne du globe pourrait augmenter de 3,5°C dans cette hypothèse...

© 2011 AFP

— 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'attend à une hausse de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'ici 2035, portant l'augmentation de la température de la planète sur une trajectoire de plus de 3,5 degrés celsius, selon son rapport annuel publié mercredi.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'attend à une hausse de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'ici 2035, portant l'augmentation de la température de la planète sur une trajectoire de plus de 3,5 degrés celsius, selon son rapport annuel publié mercredi. — Nasa afp.com

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'attend à une hausse de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'ici 2035, portant l'augmentation de la température de la planète sur une trajectoire de plus de 3,5 degrés celsius, selon son rapport annuel publié mercredi. «La porte des deux degrés» de hausse de la température dans le monde, qui est l'objectif de la communauté internationale, «est fermée» si les gouvernements n'engagent pas de nouvelles actions d'ici 2017, prévient l'AIE.

Cette hausse de 20% des émissions de CO2 porteraient ces dernières à 36,5 gigatonnes en 2035, si bien que les émissions cumulées de CO2 de 2010 à 2035 représenteront les trois quarts des émissions des 110 dernières années, selon l'AIE. Et si les Etats renonçaient aux actions promises, la planète suivrait une trajectoire de hausse de la température de 6°C, ajoute l'AIE, bras énergétique de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui réunit 28 pays parmi les plus riches.

Réduire les émissions grâce à «l’énergie que nous ne consommons pas»

La marge de manoeuvre est étroite car 80% des émissions de CO2 autorisées d'ici 2035 pour rester sur la trajectoire des 2 degrés sont déjà là, dans des usines, des centrales électriques ou des bâtiments en fonctionnement ou en construction. L'AIE invite donc les Etats à investir «sans tarder» pour réduire la facture. Sinon, pour 1 dollar d'investissement dans les technologies «propres» qui ne sera pas dépensé avant 2020, il en coûtera 4,30 dollars supplémentaires pour compenser l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Une des options clé pour réduire les émissions est la mise en place des techniques de capture et stockage de CO2, redit l'AIE qui met en garde contre les barrières législatives ou techniques à ces solutions, alors que l'utilisation du charbon va grimper de 65% d'ici 2035. Un autre moyen de réduire les émissions est aussi «l'énergie que nous ne consommons pas», réaffirme l'Agence.