Les centrales électriques de Corse ne fonctionneront pas au gaz avant 2017

© 2011 AFP

— 

Les centrales électriques de Corse, près de Bastia et d'Ajaccio, qui doivent fonctionner dans l'avenir au gaz naturel, continueront dans les prochaines années à fonctionner au fuel dont l'utilisation est contestée par les défenseurs de l'environnement, a indiqué jeudi la Collectivité territoriale de Corse (CTC).
Les centrales électriques de Corse, près de Bastia et d'Ajaccio, qui doivent fonctionner dans l'avenir au gaz naturel, continueront dans les prochaines années à fonctionner au fuel dont l'utilisation est contestée par les défenseurs de l'environnement, a indiqué jeudi la Collectivité territoriale de Corse (CTC). — Pascal Pochard-Casabianca afp.com

Les centrales électriques de Corse, près de Bastia et d'Ajaccio, qui doivent fonctionner dans l'avenir au gaz naturel, continueront dans les prochaines années à fonctionner au fuel dont l'utilisation est contestée par les défenseurs de l'environnement, a indiqué jeudi la Collectivité territoriale de Corse (CTC).

"La mise à disposition du gaz naturel n'est désormais envisagée qu'au plus tôt entre fin 2017 et début 2018", est-il mentionné dans une lettre du président de la CTC, Paul Giacobbi, au préfet de région, présentée lors d'une conférence de presse.

La conseillère exécutive chargée de l'énergie, Maria Guidicelli, a expliqué à cette occasion que la centrale de Lucciana, près de Bastia, qui sera déclassée en août 2013, ne pourra être approvisionnée en gaz naturel liquéfié (GNL) que dans sept ans grâce à un terminal flottant au large de la côte.

En attendant, cette centrale sera approvisionnée soit au fioul lourd, plus polluant mais moins cher et dont l'utilisation est dénoncée par les défenseurs de l'environnement, soit au fioul léger, qui sera de toute façon retenu comme combustible de remplacement en cas de difficultés d'approvisionnement en GNL.

Le principe d'un second terminal flottant au large d'Ajaccio n'a pas été retenu et le gaz sera transporté dans cette région par un gazoduc, a ajouté Mme Guidicelli. Le site d'implantation de la nouvelle centrale de cette ville n'a pas encore été arrêté.

Ces projets, a-t-elle précisé, ne préjugent toutefois en rien de l'avenir d'un projet de gazoduc approvisionnant la Corse en gaz algérien via la Sardaigne (Galsi) qui connaît des retards en raison de la situation en Algérie et en Italie.