Fukushima: Tokyo et Paris vont accroître leur collaboration pour décontaminer la zone

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Les Premiers ministres japonais et français, Yoshihiko Noda et François Fillon, ont décidé dimanche à Tokyo de "collaborer davantage" pour décontaminer les zones touchées par la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Les deux chefs de gouvernement se sont entretenus notamment du sommet du G20 début novembre en France, jugé vital pour l'économie mondiale, et de la collaboration entre la France et le Japon après la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars dernier.

Dans une déclaration commune, les deux hommes ont affirmé la volonté des deux pays de "collaborer davantage dans les domaines tels que la décontamination des zones affectées par l'accident" nucléaire et affiché la nécessité d'une "transparence totale sur ce sujet".

MM. Noda et Fillon ont en particulier "souligné l'importance vitale de la mise en oeuvre des plus hauts niveaux de sûreté dans le domaine nucléaire". Ils ont à cet égard pointé "l'importance de l'indépendance des autorités de sûreté" nucléaire et d'une "revue périodique et systématique par des pairs de la sûreté des installations nucléaires".

Les deux chefs de gouvernement veulent en outre "promouvoir les plus hauts niveaux de sûreté partout dans le monde en renforçant la coopération internationale en termes de normes, de pratiques de sûreté, de gestion des crises, de formation et de transparence".

Le Japon, frappé par une des pires catastrophes nucléaires de l'histoire, pourrait en outre s'inspirer des évaluations de sûreté ("stress tests") mises au point par la France.

Les deux hommes ont également évoqué le prochain sommet du G20 début novembre à Cannes (France) au cours duquel les 20 pays les plus industrialisés veulent améliorer la coordination des politiques monétaires et lutter contre la volatilité des prix des matières premières.

Mais le succès de ce futur sommet dépend d'un éventuel accord au sein de l'Union européenne, dimanche et mercredi, a rappelé M. Fillon.

Le Premier ministre français a d'ailleurs "remercié le Japon pour sa participation à hauteur de 20% du FESF", le Fonds européen de stabilité financière au centre des discussions entre pays européens.

Il a également souligné l'accord entre Paris et Tokyo pour lutter contre les "tentations protectionnistes et de nationalisme" qui traversent certains pays frappés par la crise.