Les animaux de la semaine: la revue de presse de Néoplanète

REVUE DE PRESSE Au menu de la revue de presse des animaux de Yolaine de la Bigne: la molécule miracle secrétée par les requins, le langage unique des dauphins et des araignées qui nous sont bien utiles...

Yolaine de la Bigne

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Des araignées jaunes et noires de jardin.
Des araignées jaunes et noires de jardin. — King Roy/SUPERSTOCK/SIPA

Tandis que le requin  crée l’émotion à la Réunion, de plus en plus d’études commencent à préciser notre connaissance des peuples de la mer. Les éditions  Glénat sortent un ouvrage de Patrice Héraud et Alexandrine Civard-Racinais sur «Le grand requin blanc» qui est en train de disparaître dans l’indifférence générale, coupable du délit de «sale gueule». C’est vrai qu’il n’est pas très sexy ce gros requin avec sa bouche pleine de dents pointues, pourtant les biologistes marins prennent enfin conscience de cette merveille de l’évolution, capable de s’adapter de manière exceptionnelle à son environnement. Mieux comprendre les animaux, c’est le pari de nos scientifiques et le Figaro magazine s’émerveille des espoirs que nous offre la squalamine, une molécule secrétée par les requins justement, qui a des propriétés anticancéreuses mais serait aussi capable d’agir contre les virus de la dengue, des hépatites B et D, de la fièvre jaune, contre certaines formes d’herpes etc.

Parmi ces scientifiques,  le professeur Denise Herzing, grande spécialiste des dauphins est saluée par le New-York Times qui explique son travail depuis des années. Parce que l’on sait que les dauphins ont un langage sophistiqué, un dispositif formidable va être mis en place avec une combinaison intégrant capable d’enregistrer et de reproduire les sons de chaque dauphin qui sera identifié de façon unique. Des plongeurs, par ailleurs, produiront des sifflements car les dauphins sont d’excellents imitateurs afin d’établir un véritable dialogue avec eux.

Et puisque nous parlons des requins et de tous ces animaux mal-aimés, vos journaux font la part belle cette semaine à ce petit génie si mal compris: l’araignée. Car une passionnante exposition du Muséum national d’Histoire Naturelle va tenter de nous faire comprendre toutes les idées reçues qui entachent sa réputation. Le site espace-sciences.org nous explique par exemple que leur toile n’est pas sale et ne devrait pas rendre nerveuses les ménagères! Bien au contraire, ces toiles sont filées de façon artistique avec une soie inimitable et la poussière ne s’y installe que lorsque l’araignée est partie comme nous, quand on quitte notre maison. Et non, elles ne nous piquent pas notamment la nuit: parmi les 1650 espèces françaises,  très peu seraient capables de trouer notre peau et  elles fuient les humains contrairement aux puces, punaises et autres moustiques. Et justement les araignées nous protègent  de tous ces insectes. Rien qu’en France, elles en mangent 400 millions par hectares chaque année! Bien plus efficaces qu’une bombe insecticide, bien moins chères et elles, au moins, elles n’attaquent pas la couche d’ozone!