L'atmosphère européenne moins polluée en 2009

ENVIRONNEMENT Selon l'inventaire des polluants atmosphériques réalisé par l'Agence européenne de l'environnement, les 27 ont mieux respiré en 2009 que les années précédentes...

A.C.

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Pic de pollution en Ile-de-France.
Pic de pollution en Ile-de-France. — DUCLOS/SIPA

L’air européen serait-il plus respirable grâce à la crise économique? C’est ce que conclut l’Agence européenne de l’environnement (EEA) de son inventaire annuel des polluants atmosphériques, dont les chiffres pour l’année 2009 ont été publiés le 27 juillet.

La plupart des polluants sont beaucoup moins présents dans l’atmosphère qu’au début des années 1990: en 20t ans, les émissions d’oxyde de soufre ont chuté de 80%, celles de monoxyde de carbone de 62%, les composés organiques volatils de 55% et les oxydes d’azote de 44%. Selon l’EEA, des baisses spectaculaires d’émissions ont eu lieu entre 2008 et 2009 grâce à la crise économique: «Par exemple, les émissions d’oxyde de soufre ont diminué de 21% principalement à cause de la crise qui a fait chuter la demande en énergie et a permis de réduire les émissions des centrales en Bulgarie, Pologne, Roumanie et Espagne», disent les experts européens.

Le transport routier, premier pollueur de l’atmosphère

Le transport routier reste le premier émetteur d’oxyde d’azote et de monoxyde de carbone, mais les émissions de ces gaz, responsables des pics d’ozone durant les périodes de chaleur, ont considérablement diminué. Ce sont les nouveaux pots catalytiques, ainsi que les réglementations sur les transports de marchandises au sein de l’Union européenne, qui ont permis de réduire de 42% les émissions d’oxyde d’azote entre 1990 et 2009. Le transport aérien fait figure de mauvais élève, avec une hausse de 79% de ses émissions d’oxyde d’azote entre 1990 et 2009.

L’EEA précise toutefois que de nombreuses données n’ont pas pu être obtenues pour établir ce rapport, notamment celles concernant les polluants dont les sources sont «diffuses», par exemple les particules fines émises par les transports routiers et l’ammoniac généré par les engrais agricoles. L’Agence souligne également que malgré cette tendance à la baisse de la pollution, la qualité de l’air reste très médiocre dans un grand nombre de villes européennes.