Feu vert pour le démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis

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EDF a obtenu l'autorisation de procéder au démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), par décret du Premier ministre publié jeudi au Journal officiel. La reprise du démantèlement, hors bloc réacteur, de la centrale des monts d'Arrée, doyenne du parc nucléaire français fait suite à l'annulation par le conseil d'Etat de la décision de démantèlement total prise en juin 2007.

Le nouveau texte précise notamment la liste des opérations autorisées, dont le démantèlement des échangeurs de chaleur, l'assainissement éventuel et le démantèlement des structures de la station de traitement des effluents (STE) ainsi que les opérations d'assainissement des terres sous-jacentes à la STE, le démantèlement du hangar à déchets. L'ensemble des opérations autorisées doit être réalisé dans un délai de 5 ans, selon le décret. Le texte précise également qu'un bilan de l'opération devra être fourni à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) «six mois suivant la fin des opérations de démantèlement des échangeurs de chaleur».

Le démantèlement était gelé depuis 2007

Tout au long des opérations, l'exploitant prend les dispositions nécessaires à la communication d'une information régulière aux populations locales, aux collectivités et à la commission locale d'information (CLI), en particulier, notamment sur l'avancement et la planification des opérations, sur le transport des déchets, sur les dispositions prises en matière de protection des travailleurs et de l'environnement, selon le décret. Pour le démantèlement total de cette centrale, EDF devra déposer avant le 31 décembre 2011, un dossier de demande d'autorisation «dans lequel elle justifie la stratégie de démantèlement retenue», souligne le décret.

Mise en service en 1967, la centrale à eau lourde des Monts d’Arrée a cessé de fonctionner en 1985, la France ayant très rapidement privilégié une autre filière de production avec les centrales à eau pressurisée. Entrepris en 1996, le démantèlement partiel du site était gelé depuis une décision du conseil d’Etat de 2007 annulant un décret de 2006 autorisant le démantèlement complet.