Les conseils de la LPO pour les oisillons tombés du nid

ANIMAUX L'été est propice aux chutes. Si vous trouvez un oisillon, ayez les bons réflexes...

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Le centre de soins des oiseaux sauvages du lyonnais a dû fermer ses portes pour une durée indéterminée.
Le centre de soins des oiseaux sauvages du lyonnais a dû fermer ses portes pour une durée indéterminée. — CENTRE DE SOINS

Les oisillons tombés du nid ne sont pas tous en danger, avertit la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui chaque année vole au secours de plusieurs milliers d'oiseaux ajoutant «qu'il est souvent préférable de les laisser sur leur lieu de découverte». «40 % des oiseaux accueillis dans les Centres de sauvegarde LPO sont des jeunes oisillons, qui, pour beaucoup d’entre eux, auraient pu rester dans leur milieu naturel», indique mardi un communiqué les défenseurs de la faune sauvage rappelant «quelques conseils pour les aider à survivre dans leur milieu naturel».

Mettre l’oisillon en sûreté

En effet, «certains oisillons téméraires de plusieurs espèces, chouettes, grives, merles, quittent souvent leur nid avant de savoir voler et se retrouvent alors au sol où nous sommes susceptibles de les trouver», raconte Alain Bougrain Dubourg, président de la LPO. Lorsque l'oisillon est peu emplumé ou en duvet, sautille au sol et ne vole pas encore, le défenseur des animaux conseille de le replacer dans son nid s'il est intact. En revanche, si le jeune oiseau se trouve dans un lieu particulièrement exposé (chats, routes), il est préférable de le mettre en sûreté, en hauteur, sur une branche, un muret, dans une haie ou un buisson et à proximité du lieu où il a été recueilli.

Si l'oisillon semble trop jeune ou faible, et se trouve exposé à des dangers naturels, notamment à proximité d'une piscine ou d'une route, où des prédateurs domestiques (chat, chien), la LPO recommande de le récupérer pour le sauver. «Les oiseaux, contrairement aux mammifères ont un odorat très peu développé. Le fait de les toucher n’entraînera donc aucun rejet par les parents», affirme Alain Bougrain Dubourg.

Une fois recueilli, l'oisillon devra impérativement être acheminé vers un centre habilité car la plupart de ces animaux sauvages sont protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite. Suite à la marée noire de l'Erika, la LPO a mis en place, en 2000, un programme spécifique «Oiseaux en détresse», pour venir en aide aux oiseaux, mazoutés, blessés, trop jeunes ou affaiblis.