Freemoos, le concept store qui réinvente le vélo

TRANSPORTS Pour essayer le vélo électrique, rendez-vous dans ce showroom en plein coeur de Paris...

Audrey Chauvet

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Le magasin Freemoos ouvert mi-juin dans le 3e arrondissement de Paris.
Le magasin Freemoos ouvert mi-juin dans le 3e arrondissement de Paris. — Freemoos

Vélos urbains, tous-terrains, de course… mais toujours électriques. Le concept store Freemoos, ouvert depuis la mi-juin dans le 3e arrondissement de Paris, est dédié aux «nouvelles mobilités urbaines», écologiques et branchées. Dans ce showroom au beau milieu du Marais, on veut démontrer que le vélo «à assistance» électrique n’est pas uniquement réservé aux seniors et pourrait dans l’avenir remplacer les scooters et cyclomoteurs polluants.

De 750 à 3.500 euros pour un vélo électrique

De la «Rolls» du vélo électrique à 3.500 euros aux premiers prix à 750 euros, une centaine de modèles sont présentés dans le magasin parisien. «Nous avons une clientèle plutôt jeune et urbaine, très curieuse avec l’envie d’essayer les vélos, d’où la création de ce showroom en complément de notre site Web», explique  Frédéric Dumas, responsable du magasin Freemoos.

Les premiers coups de pédale sur un vélo électrique peuvent surprendre. Le démarrage est rapide, sans effort, et on peut ensuite régler le niveau d’assistance et les vitesses selon la pente ou l’envie de pédaler. En ville, il  permet de ne pas arriver en sueur au travail ou de transporter des sacs sans peiner. A la campagne, les vélos de course ultralégers en carbone permettent de faire de longues ballades et les VTT d’explorer des coins inaccessibles à la seule force des mollets.

Un coût infime sur la facture d’électricité

D’un poids moyen de 22 kg, autant qu’un Vélib’, les vélos électriques sont équipés d’un moteur et d’une batterie lithium-ion qui se recharge en 3 à 4 heures. «L’autonomie maximum est d’environ 100 km, explique Frédéric Dumas. L’avantage de ces batteries est qu’on peut faire des recharges partielles dans la journée, au bureau par exemple. Et le coût est infime: 1 euro en plus sur la facture d’électricité pour parcourir 1.000 km.»

Frédéric Dumas rassure également sur les risques d’explosion des batteries: «La technologie a évolué: un gel permet d’éviter l’emballement thermique en cas de court-circuit». Le principal écueil est de se faire voler ce précieux vélo: de solides antivols sont disponibles chez Freemoos, et des projets de puces RFID intégrées dans les cadres sont en développement.

Diminuer la place de la voiture en ville

A terme, le vélo électrique pourrait remplacer les scooters voire les voitures qui dépassent rarement les 40km/h en ville. Mais pour cela, «il faudrait un développement massif des zones limitées à 30km/h et diminuer la place de la voiture en ville. Sur une place de parking de 8m2, on peut garer beaucoup de vélos», estime Frédéric Dumas.  La ville de Paris a commencé à soutenir le vélo électrique en accordant une subvention de 25% du prix d’achat, à hauteur de 400 euros.