Nucléaire: la sûreté des centrales françaises doit être renforcée selon l'Opecst

NUCLEAIRE Les parlementaires ont estimé que les risques de catastrophes naturelles devaient être mieux pris en compte lors de la construction des centrales...

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La centrale nucléaire de Fessenheim.
La centrale nucléaire de Fessenheim. — CEDRIC JOUBERT/SIPA

Si la France est l'un des pays nucléaires où la gestion de la sûreté est «à la fois la plus exigeante et la plus transparente», garantie par l'indépendance de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), elle n'est pas totalement à l'abri d'une «catastrophe naturelle inattendue», comme celle qui a frappé le Japon le 11 mars, assure dans son rapport d'étape publié jeudi l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Les parlementaires qui ont rédigé le rapport estiment que l'industrie nucléaire française doit encore augmenter ses efforts en matière de sûreté.

«Imaginer des événements d'une intensité encore plus grande»

«Notre pays ne peut se prévaloir d'être totalement à l'abri d'une catastrophe naturelle d'une ampleur inattendue. L'industrie nucléaire française doit donc pousser d'un cran encore son investissement dans la sûreté», insistent les parlementaires chargés d'une étude sur le sujet après la catastrophe nucléaire de Fukushima. «L'existence de risques majeurs a été prise en compte dès la conception des installations françaises», a relevé le sénateur UMP Bruno Sido lors d'une conférence de presse. Mais il est nécessaire d'«imaginer des événements d'une intensité encore plus grande, des schémas en cascades, avec des interactions entre sites industriels voisins», souligne le rapport de l'Opecst. «Les impératifs de sûreté doivent être placés au-dessus de toute considération économique», affirment les parlementaires, jugeant à ce titre que «l'Etat doit conserver la maîtrise de cette industrie».