Deux nouveaux gisements gaziers découverts au large d'Israël

ENERGIE L'exploitation de gaz en Méditerranée pourrait connaître une forte croissance dans les prochaines années...

© 2011 AFP

— 

Une plateforme de forage sur le gisement pétrolier d'Oseberg, en mer du Nord, le 25 novembre 2008.
Une plateforme de forage sur le gisement pétrolier d'Oseberg, en mer du Nord, le 25 novembre 2008. — HOMMEDAL/SCANPIX NORVEGE/SIPA

La Méditerranée, nouvel eldorado des compagnies gazières? Une société israélienne a annoncé jeudi la découverte de deux nouveaux gisements de gaz naturel offshore en Méditerranée. Selon la compagnie Hacharat Energia, «il y a plus de 50% de chances» pour que les réserves de ces deux gisements, baptisés Sarah et Mira, situés à 70 kilomètres au large de la ville de Hadera, au nord de Tel-Aviv, s'élèvent à 184 milliards de m3. De telles réserves s'ajouteraient à celles des importants gisements Tamar et Léviatan, découverts à 130 km du port de Haïfa (nord d'Israël).

Assez de gaz pour 25 ans de consommation en Israël

Les réserves de Tamar sont estimées à 238 milliards de m3 de gaz naturel et celles de Léviatan «pourraient atteindre le double et assurer la consommation d'Israël pour 25 ans», selon le ministère des Infrastructures nationales. Ces richesses se trouvent cependant dans des zones maritimes contestées, ce qui n'est pas le cas pour les deux nouveaux gisements Sarah et Mira.

L'exploitation de ces nouveaux gisements devrait réduire fortement la dépendance d'Israël en gaz naturel égyptien. L'Egypte fournit 43% du gaz naturel consommé en Israël. Les livraisons égyptiennes de gaz à Israël ont repris le 10 juin un mois et demi après leur interruption provoquée par un attentat à la bombe contre le gazoduc.