Fessenheim : Hulot, Joly et Billard dénoncent "l'entêtement" de la France

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Nicolas Hulot et Eva Joly, candidats à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts, et Martine Billard (Parti de gauche) ont dénoncé jeudi "l'entêtement" de la France concernant le nucléaire et notamment la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), dans des communiqués séparés.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué jeudi qu'elle n'avait pas encore pris position sur la prolongation de l'exploitation du réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim et qu'elle ferait connaître sa décision au plus tard début juillet, alors que, selon Le Figaro, qui ne cite pas ses sources, "le rapport d'experts (de l'ASN) approuve la prolongation pour dix ans du fonctionnement du réacteur".

Pour M. Hulot, du fait de "la vétusté de cette centrale, son exposition aux risques sismiques et l'opposition internationale manifestée en France et chez nos voisins européens", "il est temps de stopper l'acharnement à Fessenheim" et de fermer cette centrale "maintenant, pas dans 10 ans!".

"La France ne peut plus s'entêter seule dans son aveuglement en faveur de l'atome", "la fermeture des centrales les plus anciennes et l'arrêt des projets de nouveaux réacteurs sont les premiers pas indispensables vers une politique énergétique du futur", fait-il valoir. Pour l'ex-animateur, "la France ne peut rester le seul pays à ne pas tirer les conséquences de la catastrophe de Fukushima".

Dans un autre communiqué, Eva Joly dénonce "l'entêtement archaïque de la France et rappelle que la décision de sortir du nucléaire doit être prise dès maintenant", la centrale de Fessenheim devant "être fermée en priorité".

Pour l'ex-juge, "la question énergétique sera un élément déterminant du quinquennat à venir, placé sous une triple contrainte : lutte contre le réchauffement climatique, augmentation du coût de l’énergie, prévention des risques nucléaires". Et de souligner "l'importance d'un calendrier de déclassement progressif des réacteurs nucléaires en fonction d’un audit indépendant et contradictoire de sûreté".

Pour Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, "l'arrêt immédiat de Fessenheim doit être le premier pas vers une nouvelle politique énergétique pour notre pays" car "la recherche du profit ne peut plus primer sur les impératifs écologiques".