Trois mois après Fukushima, une manifestation anti-nucléaire à Paris

PLANETE Quelques milliers de personnes se sont réunies pour réclamer, comme en Allemagne, la fin du nucléaire...

Avec Reuters
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Trois mois après Fukushima, quelques milliers de manifestants réclament la fin du nucléaire en France (le samedi 11 juin 2011 à Paris)
Trois mois après Fukushima, quelques milliers de manifestants réclament la fin du nucléaire en France (le samedi 11 juin 2011 à Paris) — REUTERS/Gonzalo Fuentes

Quelques milliers de personnes - 1.150 selon la police, 5.000 selon les  organisateurs - ont manifesté samedi à Paris contre le nucléaire dans le  cadre d'une journée d'action mondiale marquant les trois mois de la  catastrophe de Fukushima (Japon).

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux Japonais, ont déployé  place de la République une banderole jaune de 150 m2 où l'on pouvait  lire: «Le nucléaire tue l'avenir».

Ils se sont ensuite dirigés vers l'Hôtel de ville avec des pancartes «Sauvons notre planète», «Ce qui devait arriver Areva» et «Non au  nucléaire».

«C'est pour dire non au nucléaire dans le monde entier, car c'est un  crime contre l'humanité», a déclaré à Reuters une manifestante  japonaise.


 
    «Les centrales, des bombes à retardement»

Pour Frédéric Amiel, membre de Greenpeace France, l'exemple  allemand, qui veut fermer la totalité de ses centrales nucléaires d'ici  2022, montre qu'il existe des alternatives.

«Ici tout le monde est venu pour dire qu'on veut sortir de l'énergie  nucléaire, changer de mode de production énergétique et ne pas vivre à  côté de ces bombes à retardement que sont les centrales», a-t-il  déclaré.

«Sortir du nucléaire, c'est techniquement faisable, économiquement  viable», a ajouté le militant. «L'Allemagne nous le montre en décidant  de sortir du nucléaire. Tout ce qu'on demande, c'est que les politiques  prennent une décision dans un débat qui est complètement confisqué».

La France compte 58 réacteurs et 19 centrales nucléaires, qui produisent 75% de son électricité.