La centrale nucléaire de Fessenheim, une des «plus sûres», selon des élus

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La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont de nombreux élus demandent la fermeture, sera bientôt «une des plus sûres» de France, ont affirmé vendredi des membres de la mission parlementaire chargée de conduire une étude sur la sécurité nucléaire.

«Quand la visite décennale du deuxième coeur sera terminée, ce sera la centrale la plus sûre en France. Parce que les retours d'expérience font que les centrales s'améliorent en permanence», a déclaré le sénateur UMP Bruno Sido, rapporteur de la mission parlementaire, à l'issue d'une visite sur le site.

400 élus mettent en avant la «vétusté» de la centrale

«Mis à part la coque de confinement et le coeur, tout le reste a été changé ou est susceptible d'être changé. La centrale de Fessenheim d'aujourd'hui n'est pas celle de 1977. Elle a beau avoir 30 ans, ce sera, dans quelques mois, la plus sûre de France», a-t-il insisté.

«J'ai la conviction que Fessenheim est une des centrales les plus sûres de France», avait auparavant estimé le sénateur du Haut-Rhin et président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, également membre de la mission.

Les associations écologistes et près de 400 élus mettent a contrario en avant la «vétusté» de la centrale, doyenne des installations françaises en activité, pour demander sa fermeture définitive.

Rapport définitif en décembre

Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord EELV, a abondé dans leur sens, pointant du doigt la faible épaisseur du radier (dalle de béton) se trouvant sous les réacteurs et le risque d'inondation de la centrale, construite sous le niveau du Grand Canal d'Alsace.

Alors que Bruno Sido et Jean-Marie Bockel ont salué les efforts de transparence d'EDF, la sénatrice s'est plainte qu'il ait fallu «harceler la direction» pour obtenir certains renseignements.

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été chargé par l'Assemblée nationale et le Sénat de conduire une mission parlementaire sur «la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir», peu après l'accident de Fukushima au Japon. La mission doit rendre un premier rapport fin juin, et son rapport définitif en décembre.