Polémique entre le Mexique et Greenpeace sur un récif de corail

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Le gouvernement mexicain a accusé Greenpeace d'avoir porté atteinte au site corallien de Cabo Pulmo, dans le golfe de Californie, au cours d'une action de protestation, ce qu'a démenti lundi cette organisation internationale de défense de l'environnement.

Selon les autorités mexicaines, Greenpeace et d'autres organisations écologiques ont lancé des ancres dans le site pour maintenir des bouées géantes portant le slogan "sauvons Cabo Pulmo".

Cette action pourrait avoir causé "des dommages irréparables au récif" du golfe de Californie, situé entre la péninsule de Basse Californie et la côte ouest du Mexique, avait déclaré dimanche le ministère mexicain de l'Environnement.

Les experts estiment que le récif corallien du golfe de Californie - que les Mexicains appellent la "mer de Cortes" - est vieux de 25.000 ans. Il était surnommé "l'aquarium du monde" par l'explorateur français Jacques-Yves Cousteau. Le long de ce récif, à 25 mètres de fond, des centaines d'espèces se côtoient, du plus petit coquillage aux mérous de plus d'un mètre.

Pour le gouvernement mexicain, les organisations écologistes ont agi "en infraction ouverte et en démontrant un manque évident de respect pour la légalité".

Greenpeace a démenti cette accusation. L'organisation a assuré que la mise en place de bouées avait été autorisée par des responsables du même ministère de l'Environnement et qu'aucune ancre n'avait été utilisée.

"Greenpeace a respecté les recommandations (...) et n'a jamais utilisé aucun type d'ancre", a déclaré l'organisation dans un communiqué.

Selon Greenpeace, le gouvernement lance "un rideau de fumée" pour éviter le débat sur la construction du projet touristico-immobilier "Cabo Cortes", mené par le groupe espagnol Hansa Urbana. Ce projet prévoit la construction sur 4.000 hectares de 27.000 logements dans les 25 prochaines années.