Eric Besson favorable à des expérimentations pour l'exploitation des gaz de schiste

ENERGIE Le ministre de l'Energie a affirmé que la fracturation hydraulique était déjà utilisée en France...

© 2011 AFP

— 

Un puits d'exploration de gaz de schiste près du village de Grzebowilk, en Pologne, le 27 avril 2011.
Un puits d'exploration de gaz de schiste près du village de Grzebowilk, en Pologne, le 27 avril 2011. — AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI

En débat mercredi au Sénat, la technique controversée de la fracturation hydraulique a «été pratiquée des dizaines de fois en France sans difficultés», a affirmé mercredi le ministre de l'Energie Eric Besson, en se disant favorable à «des expérimentations» dans le cas des gaz de schiste. Il ne faut «minimiser ni les enjeux ni les risques» de la fracturation hydraulique, a déclaré Eric Besson au cours d'une audition par la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

«Des questions nouvelles dans le cas des gaz de schiste»

Les députés ont voté en mai une proposition de loi interdisant l'usage de la technique de fracturation hydraulique, accusée de polluer les nappes phréatiques. «Cette technique est ancienne. La fracturation hydraulique date de 1949: elle a été pratiquée des dizaines de fois en France sans soulever débat et sans difficultés. Mais son utilisation soulève des questions nouvelles dans le cas des gaz de schiste car il en serait fait un usage de plus grande ampleur et donc de plus grandes conséquences environnementales», a constaté le ministre. «Nous devons nous assurer que les conditions d'utilisation de cette technique sont respectueuses de l'environnement et que sa mise en œuvre sera encadrée», a-t-il ajouté.

Il a cependant dit souhaiter «qu'on puisse procéder à des expérimentations, sous strict contrôle public et en toute transparence». «Ainsi, la France ne fermerait pas la porte à des perspectives de développement, de manière responsable et respectueuse», a expliqué Eric Besson. Le ministre a ajouté que le potentiel du sous-sol français, «aujourd'hui méconnu, pourrait être d'un siècle de consommation».