Nucléaire: mise en place de mesures pour garantir les débits de la Loire

SECHERESSE Des mesures d'économie ont été décidé pour assurer dans la durée le débit de la Loire, qui permet le refroidissement de quatre centrales nucléaires...

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Le barrage de Naussac, en Lozère
Le barrage de Naussac, en Lozère — JAUBERT/SIPA

Des mesures préventives pour garantir les débits de la Loire, qui assure le refroidissement de quatre centrales nucléaires et connaît des niveaux dignes d'un mois de juillet, ont été annoncées mardi par la préfecture de la région Centre.

Ces mesures s'adressent aux gestionnaires des barrages qui jalonnent le fleuve et certains affluents, notamment les barrages de Naussac (Lozère) et de Villerest (Loire). Ces réservoirs ont été construits pour soutenir le débit du fleuve, dont l'étiage -basses eaux- est particulièrement précoce cette année en raison de la sécheresse. La préfecture de région a décidé d'abaisser les objectifs de débit à Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme) sur l'Allier, et à Gien (Loiret) sur la Loire, afin d'«économiser l'eau» à titre préventif. L'objectif de débit a ainsi été abaissé de 60 à 50 m3/seconde à Gien.

Un tel débit, explique la préfecture, «permet une exploitation coordonnée et, a fortiori, la sécurité des quatre centrales nucléaires bordant la Loire»: Belleville-sur-Loire dans le Cher, Dampierre-en-Burly dans le Loiret, Saint-Laurent-des-Eaux dans le Loir-et-Cher et Chinon en Indre-et-Loire.

«On baisse les objectifs maintenant pour pouvoir tenir dans la durée (...) au cas où la sécheresse s'installerait durablement», a expliqué à l'AFP Emmanuel Didon, responsable du service Loire et Bassin Loire-Bretagne à la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'Aménagement et du Logement). Selon M. Didon, le débit de la Loire est actuellement au niveau de juillet, soit six fois inférieur au niveau moyen d'un mois de mai.

Les retenues des barrages de Naussac et Villerest sont actuellement proches de leur remplissage maximal et la sécurité des centrales ou l'alimentation en eau potable ne sont pas menacées à ce stade, souligne la préfecture.