Le Muséum invite le public francilien à recenser les plantes sauvages

BIODIVERSITE Le Muséum a lancé ce jeudi un nouvel observatoire de la nature pour le grand public, consacré aux plantes sauvages en région parisienne...

Mickaël Bosredon

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Le Muséum vient de lancer un obersvatoire des plantes en milieu urbain
Le Muséum vient de lancer un obersvatoire des plantes en milieu urbain — NATHALI MACHON/MNHN

Sauriez-vous reconnaître une cirse des champs d’un trèfle des prés ou encore d’une rubéole des champs? Pas évident a priori. Pourtant ces fleurs, contrairement à ce que laissent penser leurs noms, se trouvent facilement en milieu urbain, que ce soit au pied des arbres dans la rue, ou dans des endroits engazonnés.

Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) propose au grand public de se pencher sur cette flore qui pousse au pied des immeubles, grâce à son nouvel observatoire de la nature, «Sauvages de ma rue», lancé ce jeudi en partenariat avec le site Tela Botanica. Il s’adresse pour l’instant uniquement au public de la région parisienne, avant de s’étendre en 2012 aux grandes villes de France, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Lyon…

Le principe est quasiment identique aux deux autres observatoires déjà existants, «l’observatoire des jardins» (papillons et escargots) et «Spipoll» (insectes pollinisateurs). Le grand public est invité à s’inscrire sur un site, puis à observer cette flore, l’identifier, grâce à un guide des plantes sauvages de la région parisienne, et enfin la recenser sur un site Internet dédié. «L’objectif est pédagogique et scientifique, explique Nathalie Machon, professeur d’écologie au MNHN. Pédagogique car il s’agit de reconnecter le citoyen à la biodiversité qui l’entoure. Scientifique car nous avons besoin de connaître l’état des lieux de cette flore, et de savoir si elle se porte mieux dans les villes qui laissent s’exprimer ce sauvage, ou dans celles qui entretiennent rigoureusement leurs espaces verts.»

Le guide recense en tout une centaine de plantes sauvages. «Certaines son très connues, comme les pâquerettes ou les coquelicots, d’autres moins.» Si cela peut paraître surprenant de trouver autant d’espèces en région parisienne, il faut savoir que certaines de ces plantes peuvent pousser «dans le moindre interstice, à côté d’un pavé, dans une fissure de trottoir, dans un trou dans un mur…» énumère Nathalie Machon.

Pour s’inscrire : www.sauvagesdemarue.fr

Le guide des plantes sauvages sera disponible à partir du mois de mai en libraire, aux éditions Le passage, au prix de 10 euros